L’altermondialisme après le FSM de Salvador de Bahia et l’arrestation de Lula (collectif)

Mercredi, 18 Avril, 2018
L’Humanité

Un partisan de Lula manifeste le 7 avril 2018 devant le siège de la police fédérale à Curitiba (sud du Brésil). Photo : Mauro Pimentel/AFP

Une partisane de Lula manifeste le 7 avril 2018 devant le siège de la police fédérale à Curitiba (sud du Brésil). Photo : Mauro Pimentel/AFP

Le coup de force politico- judiciaire qui se manifeste au Brésil, avec l’incarcération de l’ex président Lula, et qui fait suite à la destitution de la présidente Dilma Roussef, est inacceptable. Inacceptable pour le peuple brésilien qui a su mettre à bas la dictature militaire et instaurer un État de droit, dont la composante sociale fait la fierté du pays. Inacceptable pour les peuples latino-américains qui, en une décennie, ont souvent réussi à opérer les mêmes tâches politiques, et à construire de surcroît des éléments d’une unification continentale, au service des peuples plus que des impérialismes. Inacceptable également pour les dizaines de milliers de participants au Forum social mondial de Salvador de Bahia (13-18 mars 2018), dont l’objectif principal est la démocratisation des relations internationales. Aussi, indépendamment du bilan politique et du programme électoral de ce dirigeant, faut-il demander la libération de Lula et affirmer avec les mouvements sociaux « NÃO AO GOLPE, FORA TEMER ! » (Non au coup d’Etat, dehors Temer !).

La crise politique qui se manifeste au Brésil, pays fondateur des FSM et au Vénézuela notamment, s’ajoute à celle que vivent les pays européens avec la montée des extrêmes droites fascisantes, nationalistes et xénophobes. A celle que vivent les pays arabes dont les « printemps démocratiques » ont, sauf exception, été démantelés par les réactions dictatoriale et djihadiste, avec le silence complice, voire le soutien des puissances occidentales. A celle que vivent les peuples africains, confrontés au maintien des privilèges impérialistes par la force armée et d’autres moyens de coercition, dans les pré-carrés françafricains notamment.

Force est de constater la fragilité des dispositifs de solidarité internationale, singulièrement à l’échelle des relations Nord-Sud, cela alors que l’oligarchie politico-financière, avec ses recours impérialistes, patriarcaux, xénophobes, sécuritaires… renforce ses politiques hégémoniques à l’échelle mondiale et (inter)continentale, sous des formes contre-révolutionnaires, celles de la répression des mobilisations démocratiques et sociales, des atteintes aux droits fondamentaux et de campagnes guerrières, au motif ou sous le prétexte de la «guerre contre le terrorisme», et au mépris du droit international et de la Charte des Nations Unies.

Le bilan du dernier FSM a donné lieu, lors de la réunion ouverte du Conseil international, à des interventions nourries, souvent critiques et constructives, quant à l’avenir des forums. Si l’on s’accorde à saluer la permanence du processus et l’investissement remarquable des équipes brésiliennes, le développement des FSM semble compromis. Autre constat, la faiblesse numérique des délégations occidentales présentes à Salvador de Bahia, révélateur de l’essoufflement de la bataille idéologique et du mouvement altermondialiste français et européen. Témoigne également de ce phénomène l’arrêt des Forums sociaux européens (FSE) depuis une décennie.

A cette étape dangereuse, s’adapter à un rapport de forces devenu défavorable alors que les partis et mouvements émancipateurs sont dans un état de confusion politique et idéologique : voilà l’enjeu. Un programme anti-libéral est insuffisant pour juguler la pression réactionnaire. Ne pas entendre les flux et reflux de l’histoire, c’est se condamner à se marginaliser, voire à végéter. C’est là un difficile chemin, heureusement rendu possible dans la dernière période en France, du fait d’une mobilisation intersectorielle dynamique.

En complément de la ligne antilibérale menée à l’échelle nationale et pour se mettre à la hauteur de la menace de l’oligarchie mondialisée, seul un altermondialisme assumé en actes, anti-impérialiste, antiraciste, féministe et solidaire, notamment à l’égard des peuples des Suds et communautés immigrées des quartiers populaires, sera à même de créer les conditions idéologiques et stratégiques d’un sursaut démocratique d’envergure.

   Pour faire face à cette crise de croissance des FSM, qui coïncide avec une crise de civilisation à l’échelle de l’humanité, les mesures suivantes pourraient être proposées au Conseil international :

– réactualiser et médiatiser largement la charte de 2001, comme déclaration d’objectifs précis, et cela en fonction des nouvelles données géopolitiques ;

– repolitiser le FSM dans le sens de prises de décisions et de responsabilités, au nom des droits humains fondamentaux et de la défense des démocraties et de la paix civile ;

-s’emparer des axes d’action onusiens, comme la semaine internationale sur les dépenses militaires et la journée internationale de la paix, et intervenir davantage dans les activités de l’ONU, comme seule institution universelle fondée sur le multilatéralisme ;

– créer une journée annuelle de solidarité internationale et des mouvements sociaux, ainsi qu’une semaine anticoloniale à l’échelle mondiale pour rendre plus visible  le droit à l’autodétermination des peuples ;

– réaliser un forum antilibéral et altermondialiste en Suisse, pendant le forum économique mondial annuel de Davos (fin janvier).

–  effectuer un suivi des FSM au plan communicationnel et avec des activités intermédiaires, via les forums thématiques

– associer davantage les savoirs académiques aux savoirs des mouvements sociaux pour des publications d’envergure

– partir des cultures des nouvelles générations, notamment en matière communicationnelle, et  pour la construction d’alternatives organisationnelles. Intégrer davantage de cadres jeunes.

Signataires :
Nils Andersson, responsable du conseil scientifique de Sortir du colonialisme
Adda Bekkouche, membre du conseil scientifique d’Attac France
Djilali Benamrane, président d’Attac Paris 14e
Pierre Billaud, militant associatif (Attac, AFPS, AMD)
Martine Boudet, membre du conseil scientifique d’Attac France, coordinatrice d’Urgence antiraciste-Pour une démocratie inclusive (le Croquant, 2017)
Jean-Marc Delaunay, coordinateur du Festival des Solidarités
Bernard Dréano, président du Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale – Cedetim
Patrick Farbiaz, coordinateur de Sortir du colonialisme
Gérard Halie, militant de la Culture de Paix, ancien co secrétaire national du Mouvement de la paix.

https://www.humanite.fr/laltermondialisme-apres-le-fsm-de-salvador-de-bahia-et-larrestation-de-lula-653843

 

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Niger: Liberté pour Moussa Tchangari, Ali Idrissa, Nouhou Arzika et Lirwana Abdourhamane (pétition)

Le 25 mars 2018, Moussa Tchangari, membre du bureau de la Fondation Frantz Fanon et secrétaire général d’Alternatives Espaces Citoyens, organisation membre du Conseil international du Forum social mondial, Ali Idrissa, coordinateur du Réseau des organisations pour la transparence et l’analyse budgétaire (ROTAB), Nouhou Arzika, président du mouvement patriotique pour une citoyenneté responsable (MPCR) et Lirwana Abdourhamane, avocat et membre du MPCR, ont été arrêtés pour avoir appelé à une journée de mobilisation appelant à l’abrogation de la loi de finances 2018, dénoncée comme antisociale et injuste. S’appliquant depuis janvier 2018, cette loi favorise l’installation des transnationales au Niger alors que les citoyens sont de plus en plus soumis à une pression fiscale qui les précarise. Le groupe de presse Labari a été perquisitionné et fermé ; depuis le tribunal a ordonné sa réouverture.

La manifestation, faisant suite à plusieurs autres qui se sont toujours déroulées dans le calme et sans aucune violence, a été interdite pour raisons de sécurité ; pourtant la Constitution du 25 novembre 2010 garantit les libertés d’association, de réunion, de cortège et de manifestation dans les conditions définies par la loi (article 32) et le même jour, le parti présidentiel, le PNDS Tareyya, tenait à Niamey son congrès.

Moussa Tchangari, Ali Idrissa, Nouhou Arzika, Lirwana Abdourhamane, bien que n’ayant pas participé à la marche, restent incarcérés et sont accusés, par le Tribunal de Grande Instance de Niamey, d’avoir organisé cette manifestation, de complicité d’acte de violence, d’agression et de destruction de biens publics. L’arrestation de membres du mouvement social et l’envoi de certains d’entre eux, dont Moussa Tchangari, dans  des prisons éloignées à plus de 100 km de la capitale mais aussi dans des zones où sévit l’état d’urgence et qui ont été la cible de plusieurs attaques extrémistes, marquent une nouvelle étape de la dérive autoritaire du gouvernement nigérien, entre autres par la violation de certains droits fondamentaux et par le refus d’écouter la voix du peuple nigérien.

L’interdiction de cette manifestation montre une fois de plus que certains Etats privilégient la mise en place de politiques sécuritaires plutôt que de se conformer à leurs obligations contenues dans les dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et dans les instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme qu’ils ont ratifiés. Dès lors, ils n’hésitent pas à criminaliser les membres du mouvement social luttant pour les droits fondamentaux.

Nous rappelons que les autorités nigériennes doivent se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement à son article 1 qui stipule que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation de tous les droits de l’Homme et de toutes les libertés fondamentales aux niveaux national et international” et son article 12.2 qui prévoit que “l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration”.

Nous appellons à la libération de Moussa Tchangari, d’Ali Idrissa, de Nouhou Arzika, et de Lirwana Abdourhamane, et à l’abandon de​ toute​s ​les ​charges ​pesant ​contre eux.

30 Mars 2018

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Freedom for Moussa Tchangari, Ali Idrissa, Nouhou Arzika et Lirwana Abdourhamane.

Since March 25th, 2018, Moussa Tchangari, a member of the Board of the Fanon Foundation and General Secretary of “Alternatives Espaces Citoyens,” an organization that is a member of the International Council of the World Social Forum, has been imprisoned by security forces for having called, with Ali Idrissa, coordinator of the Réseau des Organizations Pour la Transparence et L’analyse Budgétaire (ROTAB), Nohou Arzika, president of the Mouvement Patriotique por un Citoyenneté Responsable (MPCR), and Lirwana Abdourhamane, lawyer and member of the MPCR, to a day of mobilization calling for the end of the law of finances of 2018, denounced as antisocial and unjust. Applicable since January of 2018, this law is in favor of the installation of transnationals in Niger while the citizens of the country are increasingly submitted to a fiscal pressure that puts them in a precarious position.

The Labari press group has been searched and closed, after which the tribunal ordered its reopening.

The manifestation, which followed several others that always took place in calm and without violence, was prohibited for security reasons—however, the Constitution of November 25, 2010 guarantees the liberties of association, assembly, of procession and demonstration within the conditions defined by law (article 32)—, and the same day, the presidental party, le PNDS Tareyya, had its meeting in Niamey.

Even though Moussa Tchangari, Ali Idrissa, Nouhou Arzika, Lirwana Abdourhamane did not participate in the march, they are accused by the Tribunal de Grande Instance of Niamey of having organized the manifestation, of being complicit with acts of violence, and of aggression and destruction of public goods.

The arrest of members of the social movement and the imprisonment of some among them, including Moussa Tchangari, in prisons that are located more than 100km from the capital, and in zones that find themselves in a state of emergency and that are the target of several extremist attacks, marks a new stage of the authoritarian tendency of the goverment of Niger, caused by, among other things, the violation of certain fundamental rights and by the refusal of listening to the voice of the people of Niger.

The prohibition of the manifestation demonstrates once more that certain states privilege the establishment of politics of securitization over their adherence to the obligations that are part of the Universal Declaration of Human Rights and of the regional and international instruments that have been ratified. From there that they do not hesitate in criminalizing the members of social movements that fight for fundamental rights.

The Frantz Fanon Foundation is troubled that one of its members, but also the other members of the social movement, have been arrested arbitrarily, and underlines that this is not the first time that Moussa Tchangari faces accusations that do not have any proof, and that he is the object of harrasment by the police and the courts.

The juridical harrasment and the violence of the police towards the protesters shows that the government only seeks to bury and to muzzle all opposition to the law of finance that increasingly puts citizens of Niger in great precarity.

The Foundation reiterates that the authorities of Niger should follow the dispositions of the Declaration on the rights and responsibilities of defenders of human rights, adopted by the General Assembly of United Nations on December 9, 1998, and more particularly of its article 1 which estipulates that “Everyone has the right, individually and in association with others, to promote and to strive for the protection and realization of human rights and fundamental freedoms at the national and international levels” and of its article 12.2 which asserts that “The State shall take all necessary measures to ensure the protection by the competent authorities of everyone, individually and in association with others, against any violence, threats, retaliation, de facto or de jure adverse discrimination, pressure or any other arbitrary action as a consequence of his or her legitimate exercise of rights referred to in the present Declaration. »

Aware of the danger that the trivialization of police practices constitutes for the public life of the country, the Frantz Fanon Foundation calls for the liberation of Moussa Tchangari, Ali Idrissa, Nouhou Arzika, and of Lirwana Abdourhamane, and for dropping all charges against them.

March 30, 2018

 

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Côte d’Ivoire : Ouattara réprime et verrouille (Parti de gauche)

Déclaration  de la Commission Afrique du Parti de Gauche

La coalition Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS), avait appelé à une manifestation pacifique pour demander la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) ; les autorités l’ont dispersée violemment. Plus de 40 personnes, dont Jean Gervais Tcheidé, vice-président du Front patriotique ivoirien (FPI, opposition) et Oula Anselme du même parti, ont été arrêtées. Dans la soirée, une partie des manifestants a été libérée, cependant 18 personnes demeurent encore en détention. La manifestation n’avait pas été autorisée, nonobstant les discussions entre l’opposition et les autorités pour décider de son itinéraire. Ce n’est que la veille, assez tard dans la soirée, que l’interdiction a été communiquée.

C’est la composition de la Commission électorale indépendante (CEI) qui est dans le collimateur des opposants à Alassane Ouattara et il n’existe plus de consensus autour de la formation de cette instance déséquilibrée. Sur les dix-sept personnes qui composent cette instance, quatre représentent des membres du gouvernement – dont le président de la République – et quatre autres le parti au pouvoir. Et comme les quatre membres supposés représenter l’opposition ne sont pas reconnus par elle, les autorités emportent mécaniquement la majorité. Ouattara  a une volonté manifeste de tout verrouiller. Cette commission est tout entière au service de l’exécutif. Aucune élection juste et crédible ne peut se tenir dans ces conditions.

Ajoutons à cela le fait que président de la CEI, Youssouf Bakayoko, en place depuis plus de six ans alors que la loi l’interdit formellement est celui qui est à la base de la crise de 2010 en ayant annoncé les résultats proclamant Ouattara vainqueur de la présidentielle depuis son QG et hors du temps imparti à la commission électorale.

Les pressions internationales se sont pourtant intensifiées depuis la dernière élection présidentielle en 2015. Dans un arrêt daté du 18 novembre 2016, la Cour africaine des droits de l’Homme a ainsi estimé que « l’organe électoral ivoirien ne présente pas les garanties d’indépendance et d’impartialité ». Récemment, les représentants de plusieurs partenaires internationaux, dont l’Union européenne, la Belgique et les États-Unis, ont fait part de leur préoccupation. Mais rien n’y fait.

Ces manœuvres visant à mettre sous contrôle du régime le processus électoral, sont-elles les préparatifs d’une future présidentielle truquée ou d’un troisième mandat  illégal ?

Dans l’immédiat, l’élection de sénateurs ressemble à une pantomime dénuée de sens, sauf à considérer l’intérêt qu’a Ouattara à fidéliser sa clientèle en créant ce Sénat inutile et budgétivore.  Un tiers des sénateurs est en effet choisi directement par le président, les deux autres tiers par un collège de grands électeurs, acquis à la coalition au pouvoir. Le résultat de l’élection n’est donc pas surprenant : la coalition au pouvoir Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) remporte 50 des 66 sièges en jeu aux premières sénatoriales de Côte d’Ivoire, en l’absence de l’opposition qui boycottait le scrutin. Cependant, la surprise est venue de Bouaké, fief de la rébellion qui soutenait Ouattara, et de Yamoussoukro, la capitale administrative, patrie de l’ancien président Félix Houphouët-Boigny dont le RHDP se réclame. Dans les deux cas hautement symboliques, le RHDP y a été battu par la liste des indépendants, les ADOrateurs de la première heure sont aussi les premiers à lui signifier son inanité.

Le Parti de Gauche dénonce les restrictions systématiques au droit à la manifestation pacifique, droit garanti par la constitution ivoirienne, car elles montrent la détermination des autorités à réduire au silence toute voix dissidente.

Le Parti de Gauche soutient le peuple ivoirien dans sa volonté de défendre la démocratie contre un régime qui révèle au grand jour sa vraie nature.

Le Parti de Gauche proteste contre le maintien en détention des 18 personnes arrêtées le 22 mars, pour avoir simplement participé à une manifestation pacifique et exige leur libération.

Pierre Boutry

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Côte d’Ivoire: question au gouvernement du député de la France Insoumise Michel Larive

M. Michel Larive attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation politique ivoirienne. La situation en Côte d’Ivoire, d’où il revient, est marquée depuis 2011 par une fracture de la société entre les vainqueurs et les vaincus, avec toutes les atteintes au respect des droits de l’Homme qu’elle a engendrées. Lire la suite

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La Côte d’Ivoire doit redevenir un Etat de droit (PCF)

La Côte d’Ivoire continue de connaître des reculs démocratiques inquiétants. C’est par centaines que se comptent les personnes disparues ou emprisonnées pour des raisons politiques pour la plupart d’entre elles sans jugement. D’autres sont condamnées à l’issue de procès confinant au grotesque. Lire la suite

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Au sujet du CFA (Plateforme Panafricaine et Conseil Représentatif des Associations Noires)

Dans le cadre de la semaine anticoloniale – Sortir du Colonialisme (10 au 31 mars 2018), la Plateforme Panafricaine (LPP) et le Conseil Représentatif des Associations Noires (CRAN) organisent deux événements pour exiger la fin du Franc CFA, cette monnaie d’asservissement.  Lire la suite

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Sénégal: demandes d’annulation de la signature de l’APE et d’expulsion de la France des conseils d’administration du franc CFA

FRANCE DEGAGE !

                                                                                    Dakar, le 15 mars 2018

                                                       A Son Excellence Monsieur Macky Sall,

                                                       Président de la République du Sénégal

Objet : demandes de rencontre, d’annulation de votre signature de l’APE et d’expulsion de la France des conseils d’administration du franc CFA Lire la suite

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