L’Urgence africaine Changeons le modèle de croissance ! (Kako Nubukpo, Ed. Odile Jacob, 2019)

Derrière le discours savamment rodé d’une émergence africaine, les faits restent têtus. L’Afrique subsaharienne est la seule région du monde où la population extrêmement pauvre (sous le seuil de 1,25 dollar par jour) a doublé en cinquante ans. Si croissance il y a en Afrique, elle est loin de profiter à l’ensemble des Africains.

Ce livre défend la thèse de l’instrumentalisation de l’Afrique comme laboratoire du néolibéralisme avec la complicité de ses propres élites. Il tire la sonnette d’alarme sur la réalité d’un continent à la dérive, subissant des prédations minières et foncières, des sorties massives de capitaux, ou encore la concurrence des surplus agricoles européens.

Or des solutions existent : elles reposent sur les ressources et les savoir-faire africains. Leur mise en œuvre suppose le retour à la souveraineté, notamment monétaire, et la prise en compte de la société civile.

Il y a urgence, car la croissance démographique fait du continent africain une terre de prospérité future ou… une véritable bombe à retardement.

Kako Nubukpo est économiste, doyen de la faculté des sciences économiques et de gestion de l’Université de Lomé (Togo), chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) et membre du conseil scientifique de l’Agence française de développement (AFD). Il a été ministre chargé de la Prospective et de l’Évaluation des politiques publiques au Togo (2013-2015).

Urgence africaine (L') - Changeons le modèle de croissance !

Kako Nubukpo

Edition brochée 22, 90 euros
Ebook 16,99 euros.

https://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences-humaines/economie-et-finance/urgence-africaine_9782738148933.php

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Victimes du massacre de Thiaroye 1944 (pétition)

Vérité et justice pour les victimes du massacre de Thiaroye et leur famille : exigeons l’ouverture des fosses communes et un procès en révision.

Le massacre prémédité des Tirailleurs « Sénégalais » froidement exécutés par l’armée coloniale française, le 1er décembre 1944 à Thiaroye, est un crime d’État demeuré impuni à ce jour, doublé d’un mensonge d’État.

Cette sanglante machination politico-militaire révèle le visage inhumain du système colonial et inaugure une suite ininterrompue de massacres coloniaux d’une toute autre ampleur en Afrique et ailleurs dans l’Empire. Elle préfigure de surcroît, par le refus obstiné de payer aux Tirailleurs rapatriés leur dû (soldes de captivité et prime de démobilisation), la future « cristallisation » des pensions des anciens combattants africains au lendemain des « Indépendances ».

A la veille de la commémoration du 75ème anniversaire de ce crime imprescriptible de l’État français, qui n’a fait qu’un pas minimal pour sortir du mensonge officiel et refuse que toute la lumière soit faite, il est grand temps d’exiger le rétablissement de la vérité et de la justice pour les victimes de Thiaroye 1944.
Aussi, nous, signataires de la présente pétition, demandons à toute autorité étatique concernée, et d’abord aux Présidents du Sénégal et de la France de :

  • procéder sans délai à l’exhumation des corps des victimes ensevelis dans les fosses communes dont l’emplacement est désormais connu, afin d’offrir à chacune d’elles une sépulture décente sur le sol de la mère-patrie africaine;
  • leur attribuer la mention « Mort pour la France », en les nommant grâce à la liste des victimes ;
  • innocenter ceux qui ont été condamnés à tort par le Tribunal Militaire de Dakar en mars 1945 par un procès en révision, pour les réhabiliter et décharger la mémoire des morts ;
  • restituer à leurs ayants-droit les soldes et indemnités spoliées ;
  • restituer au Service historique de la Défense l’intégralité des archives militaires restées auprès des forces terrestres de l’AOF, devenues forces françaises au Sénégal dissoutes en 2011.

Ce n’est qu’à ce prix que la reconnaissance envers les Tirailleurs sera réelle, la vérité historique rétablie, la justice rendue et une véritable réconciliation possible.

Dakar, Brazzaville et Paris, le 1er novembre 2019

Comité pour la vérité à propos du massacre de Thiaroye a lancé cette pétition adressée à Présidents de l’ensemble des États concernés par le massacre de Thiaroye

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Réconciliation Macky/Wade sur le dos des Sénégalais (Mandiaye Gaye)

Un deal en tractation depuis 2012 qui se traduit par une réconciliation Macky/Wade, sur le dos des Sénégalais surpris.

J’avais publié en mai 2016, un article relatif aux retrouvailles de la famille libérale. Et ce qui s’est passé entre Macky Sall et Me Wade, en parfaits politiciens qui cachent leur jeu, confirme bien ce deal qui vient d’être concrétisé. Lire le texte ci-après.

« Les préoccupations des Sénégalais se trouvent bien ailleurs que dans les retrouvailles de la famille libérale. »

Si toutefois les rumeurs qui circulent avec insistance ces temps-ci dans notre pays sont avérées, ce serait vraiment un manque de respect total du président Macky Sall envers les 65% d’électeurs qui avaient voté en sa faveur en 2012 contre Me Wade. Ce serait même également, dans une certaine mesure, une trahison et un détournement du choix des citoyens. Disons dans le vrai sens du terme de son engagement solennel envers le peuple sénégalais, comme envers toutes les coalitions qui l’avaient soutenu à la présidentielle de 2012. Ensuite, s’il tronque son mandat à sa plus simple expression contre de prétendues retrouvailles de la famille libérale, ce serait assurément la preuve de son manque d’ambition pour son pays et une absence de vision pour un homme d’État.

Par ailleurs, ce serait même dans une large mesure de l’arnaque intolérable et inacceptable. Car, le chef de l’État a appelé au dialogue politique, ce qui suppose que celui-ci est national et sans exclusive. Comment dès lors, peut-il ensuite envisager ou circonscrire ce dialogue à de simples retrouvailles politiques de la famille libérale ? Alors que dans le même temps, il gouverne depuis quatre ans avec des coalitions de familles et de partis politiques d’obédiences idéologiques plurielles, c’est-à-dire BBY, Macky 2012, etc.

Ce sont de telles attitudes et pratiques politiques inconvenantes de certains de nos hommes politiques qui consistent à ne respecter ni leurs paroles et moins encore, leurs engagements, envers le peuple. C’est cela qui fait que les citoyens sont désappointés, désorientés, déçus et frustrés aujourd’hui de leurs dirigeants. Et les citoyens deviennent de plus en plus nombreux à être dégoûtés de la politique et des politiciens. Oui, cela à cause de leur fausseté incorrigible et leur tendance à vouloir corrompre et arnaquer tout le monde à la fois. En conclusion, tout cela, rien que pour demeurer le plus longtemps possible au pouvoir.

En effet, j’ai dénoncé dans l’une de mes contributions (1), l’importance et la place inappropriées que l’on veut accorder à ces retrouvailles de la famille libérale. Surtout, dans un État supposé de droit et démocratique au sein duquel il y a le multipartisme et le pluralisme idéologique. Par conséquent, ces retrouvailles ne sont rien d’autre qu’une affaire strictement privée et une manœuvre de citoyens membres d’un parti libéral originel, parmi les trois cents que l’on compte sur les treize millions de Sénégalais que nous sommes. Dès lors, elles n’ont rien à voir avec le fonctionnement de l’État et de la marche normale de la République.  Donc, il faut le clamer haut et fort et de manière intelligible, pour que nul n’en ignore. En réalité, cela est une énième manœuvre des libéraux. En effet, certains accoutumés au pouvoir et assoiffés de lui maintenant pour l’avoir perdu, font feu de tout bois pour y revenir. Mais leur démarche est obscure en elle-même et antidémocratique dans son essence. Car la démocratie n’est pas une affaire privée dans un cercle concentrique entre une minorité de citoyens, mais une affaire de tout le peuple donc, plurielle. Ces retrouvailles des libéraux sont plutôt une collusion ou une forme de combine politicienne indécente, de mauvais goût.  

Les initiateurs ou les promoteurs des prétendues retrouvailles libérales camouflées sous le couvert de la nécessité du dialogue politique ne sont en vérité que des politiciens en perte de vitesse, dépourvus d’éthique et de sens républicain, qui cherchent à redorer leur blason. Ils ne sont mus que par la cupidité et leurs intérêts personnels, loin des préoccupations du peuple sénégalais. Voilà pourquoi ils sont en train de tisser un vicieux complot contre la démocratie et le peuple sénégalais dans son écrasante majorité. Mais pour les Sénégalais attentifs et clairvoyants, il ne fait pas l’ombre d’un doute que l’objectif fondamental visé par les libéraux dans ces retrouvailles n’est nullement le souci de trouver les solutions justes et durables aux problèmes qui assaillent et traumatisent les populations sénégalaises.

Mais, ne sont-ils pas d’ailleurs à la base de nos nombreuses difficultés, à travers leur gestion cahoteuse et nauséabonde durant 12 pénibles années qu’ils ont passées à la tête du Sénégal et qui se prolongent jusque-là ? Enfin, la préoccupation majeure et le but visé aujourd’hui, c’est de conserver le gâteau du pouvoir pour son partage à nouveau, entre toutes les composantes de la famille libérale réconciliée. Et avec la transhumance au goût du jour, ils veulent obtenir aussi une redistribution des rôles entre frères libéraux retrouvés. Tout cela au détriment des autres citoyens sénégalais, non inféodés au pouvoir libéral passé et actuel. Les Sénégalais doivent cesser maintenant d’être naïfs ou tels des jouets, entre les mains des libéraux depuis l’alternance de 2000.

Réellement, en quoi les Sénégalais dans leur écrasante majorité sont-ils concernés par une reconstitution hypothétique d’un parti libéral en lambeaux depuis fort longtemps ? Parce que, en réalité et indubitablement, il s’agit bien de cela et, ni plus ni moins.

 Alors, sauf si, les Sénégalais sont devenus maintenant des demeurés ou vraiment des naïfs, il est inadmissible que des citoyens doués de raison et de bon sens succombent à ce traquenard des libéraux ou à leur piège tortueux et indécent à l’égard du peuple sénégalais. Sinon, comment sérieusement, des gens un tant soit peu responsables peuvent-ils vouloir faire croire aux Sénégalais que les retrouvailles du Parti démocratique sénégalais représentent une importance quelconque pour eux? Surtout, un parti en lambeaux et qui n’est devenu que l’ombre de lui-même. Mais les libéraux pensent naïvement qu’ils sont le passage obligé et l’unique condition nécessaire et suffisante, pour remettre le Sénégal sur les rails et régler ses problèmes cruciaux actuels de tous ordres. Quelle crédulité ou prétention démesurée !

Mais est-il pensable et acceptable, après que le peuple a chassé par la voie démocratique un pouvoir, pour incompétences, pour magouilles et malversations diverses avérées dans tous les domaines enfin pour mal gouvernance, que celui-ci tente son retour aux affaires par une voie contournée ? Surtout, lorsque cette gouvernance se solde par un pillage systématique des principales ressources du pays à son profit, au point qu’il fallut la remplacer par une autre. Malheureusement, qu’en est-il de ce régime qui lui succède et que nous avions pensé en mesure et capable de nous débarrasser de toutes ces pratiques épouvantables que nous avions décriées, parce qu’il s’était engagé publiquement devant la nation, de remplir cette haute tâche? Une telle tâche est devenue aujourd’hui incontournable pour que le Sénégal puisse émerger véritablement. Mais le président Sall tergiverse depuis et même se renie sur des engagements majeurs.

Cela au regard de ce décor peu reluisant, caractérisé par les inégalités sociales, les deux poids et les deux mesures dans la gouvernance publique de l’État. Le Sénégal est caractérisé par une justice qui manque notoirement d’équité et cela ne cesse de s’aggraver chaque jour et au détriment des plus déshérités. Avec tous ces manquements incalculables qui lui incombent, le président Sall devrait, devant ces immenses tâches importantes et urgentes en plus de ses autres charges relatives à la gouvernance du pays, en souffrance, leur consacrer tout son temps plutôt que de s’occuper de prétendues retrouvailles d’une famille politique absolument insignifiantes pour le pays. Déjà, il a fait la part belle aux délinquants qui ont pillé le pays et à une catégorie sociale faite de privilégiés au-dessus des lois en leur faisant bénéficier de l’impunité malgré leurs fautes graves. Donc, une discrimination singulière dans l’application stricte et rigoureuse des lois de la République sur tous les plans.

Ainsi, en lieu et place de prendre le taureau par les cornes, les importants problèmes prioritaires et vraiment urgents, c’est-à-dire l’économie, l’éducation, la santé et l’amélioration du mieux-être des populations sénégalaises, etc. non le président Macky Sall se préoccupe plutôt de retrouvailles libérales et de sa réconciliation avec Me Wade. Oui, comme si nous l’avions élu pour cela. Et tous ceux-là qui s’agitent autour de cette question le font par opportunisme et intérêt strictement personnel, mais non pour l’intérêt général, du peuple sénégalais. Au demeurant, il n’existe nulle part au monde, de pays où le pouvoir et l’opposition ne s’affrontent pas à travers des idées et des programmes dans le cadre d’une démocratie normale. Par conséquent, vouloir éliminer à tout prix cette confrontation politique toute normale dans la vie d’un État de droit démocratique, entre le pouvoir et son opposition est un non-sens et illogique, parce que relevant totalement et pratiquement de l’irréel.

Mais le président Macky Sall a-t-il déjà oublié qu’il a été élu avec, comme tâche de sortir le Sénégal de son enlisement, du fait de la gouvernance cahoteuse du pouvoir libéral sortant afin de remettre le pays sur les rails du développement économique, social et culturel ? A-t-il oublié aussi que sa mission est de rompre avec le passé décadent des libéraux pour pouvoir satisfaire les besoins fondamentaux d’existence des Sénégalais meurtris dans leur chair? En effet, depuis son arrivée au pouvoir, le président Sall tergiverse sur l’accomplissement de sa mission pour laquelle les Sénégalais l’ont élu, c’est-à-dire conduire le pays à bon port et non de se préoccuper des retrouvailles libérales. Quelle grande déception a été pour ces Sénégalais d’avoir fait ce constat de l’attitude équivoque du président Sall, eux qui tout de même, avaient fondé de l’espoir sur lui ?

Nous avons tous fait le constat que les poursuites de la traque des biens mal acquis par la CREI sont présentement à l’arrêt, momentanément ou peut-être même définitivement. Mais, est-ce que d’ailleurs, tout cela n’entre pas dans le cadre de la stratégie souterraine des retrouvailles de la famille libérale ? Car en fait, tous les incriminés de la liste des 25 constituent cette famille ou leurs amis. En tout cas, ce qui est sûr, l’on n’en parle plus et la CREI brille par son silence.

Par ailleurs, si l’on y regarde de plus près, le régime du président Macky Sall, comme celui de son prédécesseur Me Wade, préfère s’atteler à faire la promotion d’une minorité de Sénégalais ou bien se réconcilier avec sa famille politique et libérale, que de rompre définitivement avec les pratiques indécentes du régime sortant. Des pratiques, consistant à enrichir artificiellement ses amis ou des hommes d’affaires véreux par des exonérations de douanes frauduleuses ou des remises gracieuses et illégales d’impôts. Avec de telles pratiques anti-économiques, nous parler d’émergence du pays, dans ces conditions-là, est un leurre ou plutôt une farce tout simplement. Et ce sont ces pratiques-là qui ont immergé notre pays dans les profondeurs de la pauvreté, des inégalités sociales intolérables, de l’impunité inacceptable et instauré un système de privilèges au profit d’une caste d’hommes et de femmes au sommet de l’État. Et cette caste se considère être au-dessus des lois. Voilà le visage hideux que nous renvoie la deuxième alternance, sœur jumelle de la première.

Et par-dessus tout, nous venons d’apprendre, encore avec une indignation sans limites, par une voix autorisée, le comble ou l’inédit à savoir que  nos « honorables » députés, malgré leur statut d’honorable législateur et de surcroît tous les privilèges innombrables dont ils bénéficient, ne payent pas en plus l’impôt sur leurs revenus. Alors que les pauvres retraités, même avec leurs maigres pensions, s’acquittent de leur impôt sur le revenu à la source, cette obligation citoyenne, mais aussi patriotique. L’on se demande logiquement si les députés bénéficient de tous ces privilèges inacceptables et illégaux, ce qu’il en est alors des membres du gouvernement, du Conseil économique, social et environnemental, des directeurs généraux, etc.  

Dans le cas d’espèce, le président de la République est directement interpelé, parce que ce cas gravissime, ne peut relever de personne d’autre que de sa responsabilité, si réellement nous sommes dans un Etat de droit organisé et une République consacrée. Et de pareils cas tenez-vous bien, foisonnent dans le pays, à cause du laisser-aller et laisser-faire qui permettent à de tels scandales de se produire dans une totale impunité. Ce scandale sans précédent n’en est qu’un parmi tant d’autres au Sénégal. Et cela illustre à suffisance les pratiques indécentes courantes et impunies de nos gouvernants comme nous les avons soulignées plus haut. Ces comportements et ces pratiques de nos dirigeants sont la preuve manifeste qui justifie que le poisson pourrisse par la tête. Ainsi, le sommet de l’État se comporte indiscutablement comme une pléthore de prédateurs notoires et antipatriotiques.

En tout cas, sans l’impunité dont ils bénéficient toujours en leur faveur comme d’habitude, les députés et tous ceux qui illégalement, profitent de cette faille de l’administration sénégalaise qui est devenue aujourd’hui totalement informelle et désincarnée, des sanctions sévères auraient dû être prises à l’encontre. Et cela va de soi que ces impôts dûs et illégalement non payés par nos députés fraudeurs devront être intégralement remboursés par les débiteurs, jusqu’au dernier centime. C’est le minimum !

Le président Macky Sall devrait s’inspirer sans complexe, des exemples utiles, pertinents et patriotiques des pratiques de certains chefs de l’État, en l’occurrence celui du Bénin, Patrice Talon. Oui, ce dernier, aussitôt son installation, a commencé par rapporter tous les décrets de complaisance qui étaient pris par son prédécesseur pour accorder des privilèges par-ci et là. Il a également supprimé toutes les agences budgétivores en doublons avec des ministères, certaines indemnités complaisantes purement politiciennes accordées à des camarades de parti, ainsi que les fonds politiques et postes inutiles, mais créés pour les besoins de recaser des amis, et tout cela était supporté par les contribuables. Des actes et mesures de telle nature qui vont parfaitement dans le sens d’une gestion vertueuse et rigoureuse des deniers publics et de la rationalisation du train de vie de l’État sont à saluer et à encourager partout en Afrique où cela se fait. Le président Macky Sall avait bel et bien cette opportunité et cette latitude de le faire en 2012, hélas ! il a préféré passer outre et rater ainsi, le coche.

       Mandiaye Gaye

Mandiaye15@gmail.com

Dakar, le 17 octobre 2019


[1] http://www.devoircitoyen.fr/index.php/culture/125-touba-pour-des-retrouvailles-entre-me-wade-et-macky-sall-par-mandiaye-gaye

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Les Langues-Cultures (note de lecture de Tosse Ekue)

Les langues-cultures moteurs de démocratie et de développement (Martine Boudet coord, Paris, Le Croquant, 2019)
http://www.editions-croquant.org/component/mijoshop/product/550-les-langues-cultures

Réflexion collégiale, cet ouvrage sur les langues-cultures est solidaire des peuples périphériques et excentrés qui n’ont de cesse, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, de résister aux forces de régression que sont le (néo-)colonialisme et l’impérialisme, outils par excellence de prédation ou de destruction culturelle  et intellectuelle des peuples.
Depuis lors, le concept de mondialisation induit par la technoscience portée par le numérique et les médias, sous couvert de plus de progrès et de plus de bien être pour le plus grand nombre, risque de confisquer, au nom de l’hyperproductivisme, ce que les peuples, nonobstant  les difficultés et les embûches du système, ont su sauvegarder, l’essentiel de leurs civilisations, leurs langues, leurs cultures. Les peuples ne sont pas dupes de ce que cache le concept de mondialisation qu’on leur vend à coup de réclame, de publicité fallacieuse et de propagande. La mobilisation contre ce concept de mondialisation, qui a beaucoup séduit au début, se développe, dans un cadre inter-africain ou altermondialiste. Ce que démontre par exemple la généralisation de la critique du franc CFA, outil monétaire de l’hégémonie étrangère -française et européenne-, tant à l’échelle des médias, des institutions que des militants.
Les organisations et les institutions qui ont œuvré et qui continuent à œuvrer  pour informer, former et éveiller la conscience des peuples sont à saluer. Les langues-cultures moteurs de démocratie et de développement est un ouvrage pédagogique d’information, de formation et d’éveil des consciences, dont la coordinatrice Martine Boudet et l’équipe des auteurs sont à remercier chaleureusement. Une pensée particulière à l’adresse de mes compatriotes Kako Nubukpo et Jean- Christophe Zouogbo, pour leurs contributions fournies, respectivement sur les conditions d’une Francophonie inclusive et sur le rôle des langues africaines dans le développement.

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Amath Dansokho un homme politique exemplaire (Mandiaye Gaye)

Le Mouvement du 23 Juin 2011 a été le révélateur d’un homme qui a fait le consensus pour ne pas dire l’unanimité autour de sa personne. Le M23 est l’aboutissement et la consécration d’efforts déployés par un homme, depuis des décennies, pour atteindre l’un de ses objectifs qui lui est cher, à savoir celui du large rassemblement des forces vives de notre pays autour de l’essentiel. Et il a choisi comme sacerdoce d’être au service du peuple sénégalais. Les deux sont confondus avec la personne. Je veux parler d’Amath Dansokho, le successeur de feu Seydou Cissokho secrétaire général du P A I-Sénégal, devenu en 1981 PIT-Sénégal. Il a entamé très tôt le combat politique et l’a poursuivi sans relâche depuis sa tendre jeunesse jusqu’à nos jours, sans jamais vaciller sur ses convictions politiques. Et c’est vraiment une coïncidence heureuse, comme si c’était pour lui rendre justice et hommage, que le M23 soit né chez lui et qu’il en soit le responsable d’honneur.

Pour l’histoire, cette idée d’une politique de large rassemblement des forces progressistes en lutte a été théorisée au sein du P A I-Sénégal dans les années 70, en pleine clandestinité. C’est en effet au cours de la XXIVe plénière de la session du Comité Central, qu’une résolution prônant une politique de large rassemblement a été prise et traduite dans une déclaration spéciale intitulée : « Notre ligne, une politique de large rassemblement des forces en lutte. » Cette déclaration a marqué un tournant décisif dans la politique de rassemblement des forces de progrès du P A I Sénégal. La recherche de l’unité des forces en lutte, qui est le propre des forces de progrès et aux antipodes du sectarisme des forces réactionnaires, devait être poursuivie sans relâche jusqu’à la victoire. Elle indiquait là, la volonté affirmée et exprimée des dirigeants du PAI-Sénégal de l’époque, parmi lesquels, était Amath Dansokho, à s’engager dans la recherche sans relâche à rassembler le plus largement possible les forces patriotiques autour de l’essentiel, pour s’opposer au régime socialiste réactionnaire et aux pratiques antidémocratiques de régression économique et sociale. On peut affirmer sans risque d’être démenti, que même ses plus farouches adversaires reconnaissent que Amath est resté fidèle jusqu’au bout à cette juste ligne directrice et de principe qui a fini par payer aujourd’hui avec la naissance du M23. Et avant le M23, il s’était beaucoup investi pour la naissance des diverses coalitions qui avaient vu le jour et tenté aussi de rassembler les forces de l’opposition. Sa persévérance a bien fini par payer et être couronnée de succès en fin de compte. Car, c’est cela qui l’a conduit chemin faisant, à devenir par la force des choses le rassembleur national ou trait d’union des forces patriotiques et du pays. Il est reconnu comme tel par tous les acteurs politiques de bonne foi de notre pays. Par conséquent, son rôle éminent dans la naissance et la conduite du M23 n’est pas le fait du hasard, mais bien le fruit d’un effort constant et soutenu inlassablement. C’est une juste récompense, que certains aient pensé à lui dédier affectueusement le titre honorifique de «notre Mandela national ». Il en est de même également pour celui de président d’honneur du M23 qu’on lui a décerné affectueusement et à l’unanimité. Nous pouvons tous témoigner que, malgré sa santé fragile, Amath répond toujours présent à toutes les sollicitations qui lui sont faites et qui concernent l’intérêt du peuple sénégalais ; surtout, quand cela concerne l’unité des forces vives et patriotiques du pays. On peut attester parfaitement qu’il a fait don de sa personne à son pays sans arrière-pensée depuis sa tendre jeunesse. Et le fait que son domicile soit quasiment le siège national et la permanence naturelle de l’opposition depuis des années constitue la preuve irréfutable de son engagement total dans cette voie sinueuse et parsemée d’embuches du rassemblement des forces vives de l’opposition de notre pays. Depuis des décennies, toutes les initiatives de coalition ou de regroupement allant dans le sens d’unir les forces patriotiques et progressistes, s’il n’en était pas l’initiateur, il a été incontestablement parmi ceux-là.

J’estime en mon for intérieur que nous devons bien lui rendre un vibrant hommage. Bien entendu, avec d’autres Sénégalais méritants comme lui, voire d’autres Africains qui ont consacré toute leur vie durant à la politique dans le sens noble du terme, c’est-à-dire saine et au service de leur pays et peuple pour une juste et noble cause.

Amath Dansokho fait honneur aux hommes politiques en général de notre pays par son attitude conséquente et constante d’humilité. Mais surtout encore pour ceux-là qui, comme lui, sont conséquents avec eux-mêmes. Mais malgré tout, ils sont souvent trainés injustement sans ménagement ni exception dans la boue, par certains censeurs intolérants se prenant pour des « puristes irréprochables ou des saints». Ces derniers choisissent de jouer le beau rôle confortable de censeur consistant à ne jamais prendre de risque. Ils passent leur temps à la critique facile, mais ne se mêlent de quoi que ce soit qui risque de dévoiler leurs propres carences, faiblesses et lacunes. Pour ce genre particulier de politiciens, tout ce qui touche à la marche du pays dans un sens comme dans l’autre leur est totalement indifférent. De véritables égoïstes et apatrides qui ne se meuvent que pour leurs intérêts égoïstes et strictement personnels. Ils ne prennent aucune initiative heureuse dans le sens de l’intérêt général et ne participent réellement à la défense d’aucune cause juste quelle qu’elle soit. Alors, pour ceux-là, même si le pays allait à la dérive tant que le danger ne s’abattait pas sur eux, ils ne lèveraient pas le plus petit doigt. Généralement, ces derniers jugent négativement tout le monde sans exception et sans se juger eux-mêmes. Ils ne s’interrogent pas non plus pour savoir s’ils sont quittes avec leurs devoirs et droits citoyens, vis-à-vis de la nation. Très souvent, ils se placent, pour ne pas dire toujours au-dessus de tout le monde, sans en justifier les raisons et au nom de quoi ? Ces politiciens, certains au pouvoir et d’autres dans l’opposition, considèrent et prennent tous les hommes politiques sans exception comme totalement indignes de confiance à l’image sans doute, de Me Abdoulaye Wade et de ses semblables.

Mais Amath, par sa constance et par sa permanence dans ses convictions politiques qui n’ont pas varié d’un iota, devrait pousser ces « censeurs libres avec leurs diatribes » à relativiser leurs jugements ou alors à les étayer par des arguments solides, vérifiables par tous et non de façon évasive. Et pour s’attacher un peu de crédibilité aussi, qu’ils prennent au moins la précaution de les citer nommément au lieu de généraliser ou de globaliser sur une grande échelle de population composée de diversités. S’agissant en tout cas de Amath et, je sais qu’il en existe d’autres semblables à lui dans le pays, leur jugement est erroné. Car Amath est demeuré fidèle à ses convictions politiques depuis les premières heures de sa rentrée en politique jusqu’à nos jours. Certes, je le reconnais, on ne peut pas en dire autant malheureusement pour tous les hommes politiques de notre pays et même d’ailleurs. C’est évident, tous les politiques ne peuvent être tous logés à la même enseigne. Mais Amath sort parfaitement du lot de certains hommes politiques caméléons et girouettes qui polluent notre espace politique et gagnent même malheureusement en nombre, il faut l’admettre. Ceux-là qui se renient totalement et se monnaient contre argent ou s’échangent contre « honneurs souillés .» Autrement, sur simple proposition d’un poste de sinécure qu’il soit ministériel ou n’importe lequel, même si celui-ci ternit malheureusement l’image des hommes politiques, les vrais devrais-je dire. Dans le lot des hommes politiques, il faut dire qu’il existe une race de politiciens véreux qui constitue une bande à part. Comme, il en existe bien, parmi les simples citoyens qui pourtant sont absolument loin de la politique et qui n’ont rien à voir avec celle-ci. Ces individus peuplent pourtant nos prisons pour des crimes, de l’escroquerie, des détournements et des délits de toute nature et en tout genre.

C’est pourquoi le fait de vouloir généraliser un jugement passe-partout à l’endroit de tous les hommes politiques, me semble procéder d’une grave erreur d’analyse. Parce qu’elle ne tient pas compte des paramètres et facteurs indispensables pour faire une analyse et un jugement objectifs, fondés sur des faits avérés. Il y a là, assurément, un pas à ne pas franchir tout de même pour ce qui concerne Amath Dansokho.  Car il fait partie de ces hommes politiques qui constituent heureusement les exemples invariables de la classe politique sénégalaise qui demeurent fidèles à leur idéal et leurs convictions de départ. Naturellement, les jugements négatifs portés globalement, sur les hommes politiques en général, ne sont rien d’autre que de la caricature malveillante et subjective. Ces jugements ne peuvent, en tout cas, concerner les hommes et les femmes qui, depuis la période coloniale, se battent corps et âme pour défendre les causes justes et nobles. Ils ne peuvent non plus concerner les plus jeunes qui les ont rejoints sur le terrain de la lutte politique jusqu’à présent sans avoir transhumé ou varié dans leurs convictions. De tels hommes et femmes méritent le respect et doivent être distingués et servis aux jeunes générations qui désirent ou qui veulent s’engager en politique, comme modèles.

Sur le plan des relations humaines, là également, Amath est encore égal à lui-même, car il conserve toujours son amitié à tous, en faisant la part des choses. Et pour Amath, quelles que soient les divergences politiques qui peuvent l’opposer à quelqu’un, tant que les principes d’indépendance et de liberté de choix et d’opinion sont respectés et sauvegardés, vous pourrez parallèlement cheminer en sa compagnie dans la paix et le respect mutuel. D’ailleurs, Me Wade devrait être le premier à témoigner de cela, pour en avoir été un témoin vivant. Oui, chacun de ses amis, pourtant  nombreux, pense intérieurement, qu’il est plus intime à lui qu’aux autres. Sa générosité de cœur est reconnue par tous ceux qui le fréquentent et celle-ci est doublée d’un langage franc et direct, dépourvu de fioriture et de la langue de bois. Il en est ainsi aussi,  à cause de sa simplicité légendaire et de son abord facile qu’il personnifie, il est considéré par ses concitoyens comme un homme humble et très populaire à la fois, tel que beaucoup de Sénégalais aiment bien le voir. Cette caractéristique, qui lui est propre et colle à sa personnalité, pousse à tort ses adversaires à considérer son attitude comme de la naïveté et non de l’humilité, qui caractérise les hommes profondément attachés à leurs racines populaires.

Nous avons tous souvent entendu dire, dans certains milieux populaires et même intellectuels, qu’un « homme politique » est le pire des hommes. Un tel jugement, catégorique et sans réserve, est fantaisiste et vraiment exagéré, parce qu’il ne repose sur rien et n’est étayé par aucun argument sérieux. Amath Dansokho, par son attitude constante au quotidien, apporte ici la preuve incontestable et un démenti cinglant, que cette assertion est totalement fausse. Des observateurs s’appuyant sur une déception rencontrée fréquemment avec certains hommes politiques franchissent allégrement le Rubicon sans ménagement et sans prendre toutes les précautions d’usage préalables pour conclure hâtivement sur une affirmation sans réserve. Ils omettent ainsi de tenir compte de cette dimension fondamentale que les hommes vertueux en toutes circonstances le demeurent et même en politique, ne dérogent point de leur éthique, de leur vertu et leurs principes directeurs. Voilà pourquoi l’affirmation délibérée selon laquelle tous les hommes politiques sont identiques est absolument une fausseté et fondamentalement inexacte. Ceux qui le disent, oublient très souvent leur propre personne, parce que dans leur subconscient, ils se situent toujours eux, en dehors du champ jugé. Ces derniers font rarement l’effort exigé d’une analyse objective en comparant les sujets en cause sur la base de leur pratique propre sur le terrain. Comme on le dit si bien : la pratique est le seul critère de vérité. A bon entendeur salut !

Mandiaye Gaye

mandiaye15@gmail.com

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« Winnie-L’histoire de Winnie Madikizela-Mandela » documentaire de Pascale Lamche (2018)

Un documentaire remarquable, qui explique les causes du rejet dont  a été victime Winnie Mandela de la part de l’ANC, et de Nelson Mandela lui-même. Révolution sociale- révolution politique: les deux conceptions se sont affrontées à la fin de l’apartheid.
     Winnie le dit en fin de film, les inégalités qui plombent l’Afrique du Sud montrent que le problème social reste à résoudre. 

     Anti-racisme et anti-sexisme, même combat: quand cette femme, dont la mort en 2018 a été copieusement ignorée, sera t’elle réhabilitée? Question de courtoisie élémentaire. Les intellectuels et militants africains seraient bien inspirés d’y contribuer, pourquoi pas par référence à la trajectoire réussie du couple Gbagbo.

Le film est visible à partir de cet article
https://www.lepoint.fr/culture/docu-tele-arte-une-icone-nommee-winnie-mandela-06-03-2018-2200274_3.php

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Docu télé – Arte : une icône nommée Winnie Mandela

VIDÉO. Ce documentaire replonge dans l’incroyable histoire de l’ex-épouse de Nelson Mandela, militante aux méthodes controversées.

Par Le Point Afrique

Qui est vraiment Winnie Madikizela-Mandela ? Impossible de classer cette infatigable combattante de la cause noire dans une case bien définie tant la seconde épouse de Nelson Mandela tisse une véritable tragédie épique dans le destin de l’Afrique du Sud. Et si sa trajectoire radicale riche en faits d’armes et zones d’ombre n’était qu’un miroir révélateur sur l’Afrique du Sud contemporaine ?

Une femme et un mythe

Dans ce documentaire de Pasacle Lamche récompensé en 2017 du prix de la meilleure réalisation pour un documentaire étranger, au festival du film de Sundance, l’égérie de la lutte anti-apartheid veut réhabiliter son histoire. « Pour la première fois, ce film assemble toutes les parties et dévoile son immense contribution à la lutte pour renverser le régime de l’apartheid, en mélangeant le point de vue intime de Winnie et de ses proches, avec les témoignages de ses ennemis qui ont tout fait pour tenter d’éteindre sa capacité radicale à mener une révolution », souligne la réalisatrice.

Dans le Soweto des années 80, Winnie, qui était surnommée la « mère de la nation », aurait notamment encouragé la violence pendant la lutte contre le régime ségrégationniste à travers le Mandela United Football Club. Elle se retrouve accusée de violence et de meurtre : en 1988, son club, qui est en fait un véritable gang, tue un jeune militant de 14 ans, Stompie Sepei, semble-t-il sur les instructions de Winnie. Elle sera jugée et condamnée à six ans de prison. Assignée à résidence à Brandfort – « un tombeau vivant » –, l’opposante, courtisée par les médias internationaux, assume d’être prête à tuer pour la liberté. Ne craignant rien ni personne, Winnie, qui recrute avec Chris Hani et Oliver Tambo les soldats d’Umkhonto we Sizwe, la branche militaire du Congrès national africain, joue aussi les courroies de transmission entre le terrain et le prisonnier légendaire dont le monde entier exige la libération.

Winnie Mandela ne lâche pas le combat

Mariés en 1958, Nelson et Winnie ont divorcé en avril 1996, plusieurs années après leur séparation. Bien que Winnie ait été aux côtés de son mari lors de sa libération en 1990, les relations du couple s’étaient très vite dégradées. « Nous – Nelson et moi – n’avons jamais vraiment donné une chance à notre couple. Voyez-vous, je comprends vraiment les femmes d’autres prisonniers. Certaines ne pouvaient pas faire face à la situation. Affronter la vie en prison. Personne n’a jamais accordé une pensée à ces femmes », estime Winnie. « Moi, d’un autre côté, je sentais qu’il était de ma responsabilité de maintenir le nom, l’héritage de Nelson Mandela, tout. »

En 1969, Winnie Mandela est aussi emprisonnée. Mandela écrit alors des mots poignants à ses filles, Zeni et Zindi, 9 ans et 10 ans, privées de leur mère et de leur père. Les lettres évoquent ses relations parfois orageuses avec Winnie qui lui rappelle, un jour, qu’elle a dû élever seule leurs enfants.

Pourtant dans son testament, Nelson Mandela, qui fut le premier président de l’Afrique du Sud démocratique de 1994 à 1999 et est décédé en 2013, ne lui a rien laissé. Car comme le démontre le film entrelaçant archives et témoignages précieux, dont celui de Winnie et celui de sa fille Zindzi, ce portrait dense et très documenté éclaire le rôle majeur – et souvent sous-estimé – de cette militante engagée en première ligne dans la lutte anti-apartheid. Il montre surtout comment le régime sud-africain s’est ingénié à opposer « le saint » Nelson Mandela à la « pécheresse » Winnie, redoutée pour son intransigeance, jusqu’à leur séparation et sa diabolisation. À 81 ans, aujourd’hui, souffrante, Winnie Mandela garde l’espoir de voir son combat politique réhabilité dans l’histoire de son pays à défaut de voir les transformations promises aux townships de Soweto, où elle vit toujours.

http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/49888_1
Winnie – The Story of Winnie Madikizela-Mandela

Auteure-réalisatrice Pascale Lamche

Personnalité politique mondialement célèbre dont l’ascension et la chute tissent une véritable tragédie épique et dont la trajectoire radicale riche en faits d’armes et en zones d’ombres tend un miroir révélateur sur l’Afrique du Sud contemporaine, Winnie Madikizela Mandela, la seconde épouse de Nelson Mandela, est le sujet du documentaire Winnie de Pascale Lamche.
« Pour la première fois, ce film assemble toutes les parties et dévoile son immense contribution à la lutte pour renverser le régime de l’apartheid, en mélangeant le point de vue intime de Winnie et de ses proches, avec les témoignages de ses ennemis qui ont tout fait pour tenter d’éteindre sa capacité radicale à mener une révolution » souligne la réalisatrice.

(Source: Cineuropa)

Distinction

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Tchad: vague d’arrestations avec la complicité de la France (ACTUS/prpe)

Tchad : Vague d’arrestations d’opposants politiques tchadiens à Paris : la France renforce la criminelle et prédatrice dictature  du Général président Idriss Déby.

Déclaration de l’ACTUS/prpe relative aux arrestations à Paris d’opposants politiques tchadiens: Général Mahamat Nouri Allatchi, Dr Abakar Tollimi et Abderamane Abdelkerim

Depuis le lancement  le 1er août 2014 de l’opération militaire française de  l’opération Barkhane  dans la bande sahelo-saharienne d’Afrique, notre pays le Tchad qui abrite l’État  major de cette force vit une coercition plus féroce du régime. Force est de constater que les répressions, les arrestations sommaires extrajudiciaires, des traitements dégradants et humiliants des  citoyens, des opposants politiques, journalistes et défenseurs des droits de l’homme, ont repris le haut du pavé  dans le pays à l’indifférence absolue de  tous les  gouvernements français successifs qui soutiennent militairement , financièrement  et diplomatiquement  le  criminel dictateur Général Président Idriss Déby  qui règne par la terreur et les assassinats depuis près de 30 ans sur  ce pays du pré carré  d’Afrique de la France.

La déferlante répression des patriotes résistants, n’épargne guère les opposants exilés politiques tchadiens dans le monde, voire paradoxalement certains qui résident en France, pays à l’origine de la pertinente déclaration universelle des Droits de l’Homme  et du citoyen  de 1789. Cette dernière a servi de base à la Déclaration universelle des droits de l’homme  de 1948 adoptée par l’Organisation des Nations Unies (ONU)  et ratifiée par tous les états membres dont la France et le Tchad.

Quels délits dûment prouvés auraient commis les opposants politiques tchadiens, les défenseurs des Droits de l’homme, les journalistes, les avocats, voire les anonymes citoyens pour subir cette vague de répression planétaire ?

Pourquoi les descendants des jeunes soldats héroïques tchadiens de la division du Général Leclerc, qui avaient résisté à leur corps défendant aux assauts de l’Armée nazie d’Hitler en 1940-1945, puis libérer la France, n’auraient-ils pas aujourd’hui le droit élémentaire de l’homme, le droit à  la vie que de survivre sous la férule du dictateur criminel du Général Président Idriss Déby? Résister au tyran Idriss Déby serait-il devenu un crime contre l’humanité passible de la peine de mort ou au « mieux » de prison à perpétuité?                                                                                                                                                                            

La défense autoproclamée des « droits de l’homme dans le monde » dont se targuent  la France et les puissances impérialistes occidentales serait-elle à géométrie variable  quant-il s’agit des peuples africains en général et tchadiens en particulier?

  1. Soutien militant indéfectible et solidarité de l’ACTUS/prpe aux trois opposants politiques au tyran Général président Déby, incarcérés  par la justice  française.

Notre Parti, ACTUS/prpe (Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme/Parti Révolutionnaire Populaire et Écologique)  tient ici à exprimer solennellement  sa ferme condamnation suite à l’arrestation en France  de trois opposants tchadiens, en l’occurrence Le Général Mahamat Nouri Allatchi, Dr Abakar Tollimi et Abderamane Abdelkerim. En effet, selon Radio France Internationale (RFI),  les  trois opposants au tyran  Idriss Déby ont été interpellés lundi 17 juinAu terme de 96 heures de garde à vue, ils furent incarcérés le 21 juin 2019, par les juges d’instruction en charge du dossier. Les chefs d’accusation sont lourds : « crimes contre l’humanité et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime contre l’humanité ». Ces opposants seraient soupçonnés d’avoir  procédé aux recrutements forcés de combattants dont des mineurs au Tchad et au Darfour entre 2005 et 2010.                                       Nous leur exprimons ici notre solidarité militante indéfectible  pour notre lutte commune contre le tyran Sultan Général Président Idriss Déby au pouvoir depuis près de 30 ans contre la volonté populaire de survie du peuple tchadien, qui est quotidiennement victime d’arrestations extrajudiciaires, viols, pillages, assassinats, traitements dégradants et humiliants.       

Pour toute  personne dotée d’une infime  humanité  soit-elle, s’abstiendrait de poser  le moindre acte qui contribuerait à faire l’apologie  et renforcerait la dictature criminelle  du despote Idriss Déby au Tchad.

  • Le Général Président Idriss Déby enrôle de force des enfants soldats dans l’Armée nationale (ANT) : un crime contre l’humanité que la justice française feint d’ignorer.

Le problème des enfants soldats  sont récurrents dans tous les pays en conflits dans le monde. Les gouvernements et les mouvements armés sont tous concernés comme en soulignent les rapports des nations unis.

Au Tchad, le gouvernement du Général président Idriss Déby est particulièrement mis en indexe par plusieurs rapports   d’organisations internationales telles que Amnesty International, HRW, Unicef…                                                                          

Acculé par ces faits gravissimes et crimes contre les enfants tchadiens révélés par ces documents, le despote tchadien a fini par  reconnaitre le recrutement forcé des enfants  dans l’Armée nationale tchadienne (ANT) et dans la Garde présidentielle (une armée parallèle).

Pour faire son mea culpa  et bonne figure face à l’opinion internationale, le Tchad

►a participé en 2007 à une conférence organisée par le gouvernement français et l’UNICEF sur le thème Libérons les enfants de la guerre, dont les participants ont adopté les Principes directeurs relatifs aux enfants associés aux forces armées ou aux groupes armés (Principes de Paris), ainsi que les Engagements de Paris en vue de protéger les enfants contre une utilisation ou un recrutement illégal par des groupes ou des forces armés.

►a  accepté d’organiser  à  Ndjaména avec le soutien de l’UNICEF le 9 juin 2010, une importante conférence régionale visant à mettre fin au recrutement et à l’utilisation d’enfants soldats par les forces et groupes armés. Dans la Déclaration de N’Djamena, adoptée à l’issue de cette conférence par les représentants du Cameroun, du Niger, du Nigeria, de la République centrafricaine, du Soudan et du Tchad, les États se sont engagés à :

mettre fin à toute forme d’enrôlement et d’implication des enfants dans les forces et groupes armés, veiller à ce qu’aucun enfant de moins de 18 ans ne prenne part, directement ou indirectement, à des hostilités, et prévenir toute forme de recrutement et d’utilisation d’enfants en toute situation (article 1)

faire en sorte que le crime que constituent le recrutement et l’utilisation d’enfants par les forces et groupes armés ne soit pas intégré aux lois d’amnistie et soit considéré comme un crime de guerre (article 4)

►a signé la Convention de Kampala en juin 2010 et l’a ratifiée en novembre 2010. En tant qu’État partie à cette Convention, il est tenu de respecter ses dispositions. Ce texte impose aux États parties des obligations juridiques relatives aux a signé la Convention de Kampala en juin 2010 et l’a ratifiée en novembre 2010. En tant qu’État partie à cette Convention, il est tenu de respecter ses dispositions. Ce texte impose aux États parties des obligations juridiques relatives aux personnes déplacées dans leurs territoires respectifs. Son article 7 interdit aux membres des groupes armés de  recruter des enfants, ou leur demander ou leur permettre de participer aux hostilités, en quelque circonstance que ce soit (article 7-1-e) ; recruter des personnes par la force et se livrer à des actes d’enlèvement, de rapt ou de prise d’otages, d’esclavage sexuel et de traite des êtres humains, notamment des femmes et des enfants (article 7-1-f).

Cette cascade de gesticulations diplomatiques du gouvernement  tchadien n’est qu’une imposture. En effet, la présence et l’enrôlement d’enfants soldats dans l’Armée tchadienne se poursuit imperturbablement, et ce d’autant plus  que le Général Président Idriss Déby est devenu un véritable rentier du mercenariat en envoyant l’Armée tchadienne sur tous les fronts contre monnaies sonnantes et trébuchantes de dollars.   La récente opération en cours est celle du corps expéditionnaire tchadien envoyé en Arabie Saoudite combattre aux côtés l’Armée royale du jeune prince héritier Mohamed ben Salam(MBS) contre les rebelles chiites houthis au Yémen.                                                           

« Quelque 1600 civils issus des tribus arabes tchadiennes ont été envoyés à Riyad pour rejoindre le front avec le Yémen. Un accord secret aurait été conclu entre les Saoudiens et le Tchad. C’était mi-avril, lors de la visite du président tchadien Idriss Déby en Arabie saoudite à l’ occasion des manœuvres militaires du « bouclier du Golfe », « Selon des sources concordantes, ces combattants tchadiens sont recrutés parmi les civils des tribus arabes des régions pauvres et excentrées du Tchad. Une fois tués au combat, ils sont enterrés sur place. Et leurs familles discrètement indemnisées. Sans jamais avoir droit aux honneurs des soldats tombés face à Boko Haram ». (Source : RFI.  du 28.04.2018)                                                                                             
Au demeurant, rappelons que  le  rapport de l’ONU du 19 juin 2019  pointe du doigt la responsabilité de MBS dans le meurtre du journaliste saoudien opposant Jamal Khashoggi. Selon les conclusions de la CIA, rapportées par le « Washington Post » et Reuter, le prince hériter Mohamed ben Salam a lui-même ordonné l’assassinat du journaliste (Sources : Le Monde du 19.06.2019, l’Obs du 19.9.2019)                                                                                                                       

Ben Salman a commandité l’assassinat à la tronçonneuse du journaliste opposant Jamal Khashoggi dans l’enceinte de son Ambassade d’Istanbul en Turquie. Une sacrée affinité entre les deux Raïs qui ont une aversion  congénitale à l’égard de la  presse. A l’instar du royaume saoudien, au Tchad,  les assassinats et la répression des journalistes demeurent  impunis.  

Le 13 juillet dernier, un rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW) accusait le gouvernement tchadien de manquer à « sa promesse de retirer les enfants soldats de ses forces armées». (Source : Courrier International du 20.02.20108).          

Ce constat est étayé par plusieurs autres rapports d’organisations de défense des droits de l’homme, l’Unicef, Amnesty International…                                                                                                                                        Dans son Rapport de Février 2011, Amnesty International écrit : [« Selon diverses sources dans l’est du Tchad et à N’Djamena, et d’après les recherches effectuées par Amnesty International, l’ANT continue d’utiliser des enfants. Des commandants militaires se rendraient toujours dans les villages de l’est du pays pour exhorter les parents à envoyer leurs enfants dans l’armée ou dans d’autres forces de sécurité nationales comme la gendarmerie, la police et la Garde nationale et nomade du Tchad. Les représentants de l’État nient toute politique de recrutement d’enfants mais reconnaissent la présence d’enfants dans les rangs de l’armée. Il est semble-t-il fréquent de voir de jeunes garçons à bord de véhicules militaires près de l’aéroport d’Abéché et à N’Djamena. Dans ses observations finales sur le Tchad, le Comité des droits de l’enfant de l’ONU s’est dit « profondément préoccupé de voir […] que toutes les parties au conflit continu [aient] de recruter et d’utiliser des enfants, en particulier […] certains commandants locaux des forces armées tchadiennes » […] «Il n’y a que des vieux dans ce camp [de personnes déplacées]. Tous nos jeunes garçons [expression faisant essentiellement référence à des enfants de moins de 18 ans, les plus jeunes n’ayant que 13 ans, comme cela a été explicité par la suite] se sont engagés dans l’armée. Nous pensions qu’ils reviendraient et nous protégeraient.  Le gouvernement leur a demandé de rejoindre les rangs de l’ANT pour protéger notre  communauté. Les recruteurs sont même venus ici, dans le camp. Ils ont dit qu’ils allaient les emmener pendant 45 jours pour leur dispenser un entraînement militaire, puis leur demanderaient de revenir assurer notre protection. Au lieu de cela, ils les ont conduits à Moussoro, où ils ont suivi un entraînement militaire pendant neuf mois, puis les ont envoyés à Bahaï, à Fada et ailleurs].

Dans son édition du  9 mai 2017, le journal en ligne  Zoom Tchad  dans l’article intitulé « Tchad : Alerte ! Voici les enfants soldats d’Idriss Déby » révèle  le recrutement massif et forcé en 2016 par le tyran d’enfants soldats : « Il y a de cela un an, Idriss Deby a envoyé une équipe de sa garde présidentielle opérer d’importantes rafles d’enfants dans les villages reculés du Nord du pays». Ces preuves sont étayées par des photos au sein de la présidence où des petits enfants dont certains aux visages juvéniles afficheraient leur 13ème année.                                                   

Les photos de ces  enfants soldats innocents, vêtus de treillis militaires et armés du célèbre fusil d’assaut Kalachnikov, et de surcroît dans l’enceinte de la présidence de la République, une institution qui a ratifié les traités internationaux, ne sauraient laisser indifférente la justice française qui venait d’interpeller les opposants politiques tchadiens qui seraient accusés d’avoir recruter les enfants soldats.                                                                                                                                               

Ce lien « http://zoomtchad.com/tchad-alerte-voici-enfants-soldats-didriss-deby/ » sont  des preuves incontestables qui démontrent à suffisance  que le despote Général président  Idriss Déby viole allègrement et en toute impunité les traités internationaux dont celui relatif  à la  Convention des droits de l’enfant. Afin de conserver son pouvoir, il  arrache aux parents  des milliers  d’enfants, les transformer en machine de guerre.                                                                                                          

Hypothéquer l’avenir  d’enfants et de toute la jeunesse tchadienne  par conséquent  celui du Tchad depuis 30 ans de règne dictatorial, telle est la performance incontestée et incontestable  de la gestion  du  pays par le tyran Général Président Idriss Déby. En effet, de 2003 date de l’extraction de pétrole jusqu’à 2013 soit en 13 ans de vente de l’or noir, le Tchad a engrangé 13 milliards de dollars. Nonobstant  les milliards de pétrodollars auxquels s’ajoutent les aides financières internationales, l’état  est en faillite : Les fonctionnaires  accusent  de retards de salaires allant de plusieurs mois voire des années pour certains. Jamais de mémoire de tchadien, la misère  des masses populaires n’a atteint un tel sommet.          

Le pays occupe le peloton de tête des 10 pays les plus pauvres au monde  avec un Indice de Développement Humain(IDH 2018) de 0.404 et occupe ainsi le 186eme  rang  sur 188 pays, l’espérance de vie et le taux d’alphabétisation sont respectivement  52,2 ans et 37,7 % et enfin le pays  est cité  parmi  les plus corrompus au monde  165 eme  place sur 174 pays.

Le rapport de l’ONG OXFAM de juillet 2019 confirme la  paupérisation  du pays et  celle des masses populaires avec l’’accroissement des inégalités de richesses. Comparativement à ses voisins, le Tchad est le pays sahélien le plus inégalitaire où les 10% de la population les plus riches possèdent une part deux fois plus importante du revenu national brut, que les 40% de la population les plus pauvres.  Ces données  catastrophiques  sur l’état de la République duTchad et des masses populaires, auraient provoqué une onde de choc salvatrice chez tout dirigeant pourvu  d’une infime  humanité soit-elle. Chez le  tyran Général président Idriss Déby, personnage sans conscience morale, sans dignité  humaine pour son peuple et sans honneur pour lui-même, la vie continue paisiblement bercée par les  cris de détresse  du peuple souffrant. Le personnage sadique  et  sans vergogne montre qu’il demeure  insensible du moindre opprobre que jetteraient sur lui ces données misérables de son pays. Au lieu de faire profil bas voire une certaine humilité  et discrétion,  le dictateur adoubé par le parapluie militaire  de l’impérialisme français, est devenu un véritable pigeon voyageur à travers le monde pour mendier de l’argent (car les caisses de l’état ont été pillées  par le clan présidentiel) ou simplement des voyages d’agrément et de shopping qu’affectionnent tant le despote  du palais rose de N’Djaména.  Pour ce dernier ces données catastrophiques sur son pays  sont : « Da maktoub sakit » de l’arabe tchadien  qui veut dire  littéralement c’est «du papier simple ». C’est ainsi le Dictateur Général président Déby réagit  systématiquement  comme un illettré à tous les rapports relatifs à son pays. Quelle légéreté deconcertante  qu’affiche un chef d’Etat  face aux rapports sur son pays !                                       Comment un dirigeant politique responsable  et conscient  pourrait-il   achever  volontairement son pays en pillant le peu d’argent qui reste  dans le trésor public  en s’offrant ces villégiatures très onéreuses,  futiles  et d’aucun  intérêt pour le pays et son peuple? Le cas du Général président Idriss Déby au Tchad, ne relèverait-il pas d’une pathologie  médicale ? Quand l’équipe médicale le  déclarerait inapte à gouverner un pays ? Au sujet de dépenses inconsidérées  du tyran Idriss Déby, le journal en ligne Tchadanthropus écrit  avec une colère légitime dans sa  publication du 11 juillet 2019 : « Qu’il arrête de voyager partout et siphonner le trésor public de 1 milliard 400 millions à chaque déplacement ». 

Le clan présidentiel dirigé par le patriarche et Sultan d’Amdjarass, Idriss Déby a fait main basse sur toutes les ressources du pays. La corruption, le pillage des deniers publics, la gabegie…sont institutionnalisés. [(Sources : Rapport 2012 de l’ONG Transparency International, Rapport PNUD 2017, RFI mai 2019)]

Le despote Idriss Déby a privé les masses populaires tchadiennes  de cette a colossale  manne pétrolière, qui aurait pu servir à nourrir,  éduquer, soigner et loger  ses enfants-soldats  dans leurs familles. Aujourd’hui, leur  avenir est plus que jamais hypothéqué. Cette manne pétrolière encaissée par le gouvernement  d’Idriss Déby, serait une malédiction pour ces enfants soldats, qui selon certaines informations, auraient été victimes de trafic d’êtres humains moyennant quelques billets dérisoires de FCFA  remis aux parents sous contraintes armées par les  agents gouvernementaux recruteurs  d’enfants soldats.                                                                                             

Les crimes contre l’humanité commis par le tyran Idriss Déby sont  incontestablement bien établis. L’instruction judiciaire ouvert contre les trois opposants politiques serait partiale et aurait reçu des ordres politiques. Le peuple victime de la tyrannie de ce président  n’acceptera jamais  sa non-inculpation  suivie de son  interpellation, car les atrocités qu’il subit depuis près de 30 ans sont quotidiennes.

Au demeurant il serait utile de rappeler qu’après le sauvetage in-extremis du dictateur Général Président Idriss Déby par l’armée française en février 2008, ce rescapé de la colère du bras armé du peuple (l’encerclement du palais rose par les Forces de résistance nationale) a condamné à mort  les Chefs rebelles. Il a lancé un mandat d’arrêt international contre certains Leaders  de l’opposition politique armée. Le même chef d’accusation d’alors «crimes contre l’humanité» du gouvernement tchadien sont  repris par la justice française  pour justifier l’interpellation des trois opposants  politiques tchadiens à Paris.

Les crimes économiques du clan présidentiel ont été confirmés dans  le Rapport de l’ONG suisse Swissaid publié le 12 juin 2017 sur le problème pétrolier tchadien en ces termes;  « En 26 ans de pouvoir, Idriss Déby Itno, le président du Tchad a transformé sont pays en SA familiale corrompue. Son régime agit de façon de plus en plus répressive, des proches et des membres de la famille du président et de son épouse contrôlent de larges pans du secteur pétrolier. D’après l’étude qui rapporte certaines estimations, le président  Déby devrait actuellement disposer d’une fortune de 50 à 100 millions d’euros sans compter la fortune amassé par son clan à travers plusieurs membres occupant des postes stratégiques au sein d’entreprises et d’administrations publiques mais aussi des réseaux qui s’étendent aux secteurs stratégiques de l’économie du pays ». Résultat : selon  le quotidien Le Monde cité par Francetv.info du 06/04/2018, le Tchad se trouve aujourd’hui «en quasi-faillite».                                                                                                                                                        

La tragédie que vivent les masses populaires et l’avenir hypothéqué des enfants soldats, sont les conséquences de la gestion prédatrice du Général président Idriss Déby et son clan familial, tous des prédateurs invétérés. Ces crimes économiques  ont induits les crimes contre l’humanité contre le peuple tchadien dont les enfants soldats.         

Outre La gestion prédatrice rentière du pays, le Général président Idriss Déby pratique son sport favorit : la répression sanglante et les assassinats. Face à cette tragédie humaine,  Le Général Mahamat Nouri Allatchi, Dr Abakar Tollimi et Abderamane Abdelkerim, qui naguère occupaient des hautes fonctions ministérielles et administratives,  étaient  contraints d’entrer en dissidence puis dans la résistance armée  car le tyran  refuse toute forme de dialogue pacifique et l’instauration d’une véritable démocratie. Les trois opposants politiques  et résistants ne sauraient être complices  des conséquences tragiques de la gestion du pays dont sont victimes les enfants soldats et tout le peuple tchadien.

Notre Parti, ACTUS/prpe réitère sa condamnation de l’enrôlement des enfants  soldats  quel que soient leurs auteurs. Cependant, les différents rapports des ONG de défense des droits de l’homme  ont mentionné les groupes armés tchadiens, soudanais et ont nommément cité le Gouvernement tchadien, une institution reconnue internationalement qui de surcroît a ratifié la Convention des droits de l’enfant,  d’enrôler les enfants soldats à  l’est  du pays à la frontière entre le Tchad et le Soudan.                                                                                                                                                                                     

L’inculpation des trois opposants politiques tchadiens pour enrôlement d’enfants soldats est d’une partialité caractérisée,  alors que le Général président Idriss Déby accablé par  tous les rapports d’ONG  pour les le même chef d’accusation  est   absout de la justice. Pour le peuple tchadien supplicié du  tyran du palais rose de N’Djaména depuis près de 30 ans, la rafle de ces trois opposants politiques est une décision  politique manifeste. En effet, injustement considéré  comme le fidèle  allié africain des puissances impérialistes occidentales,  en particulier de la France dans la prétendue lutte contre les  terroristes islamistes dans la région sahélo-saharienne, le soldat Déby, pour services rendus, voit l’une de ses revendications contre les opposants, satisfaite. Au demeurant, rappelons que le 3  février 2008 les colonnes des forces  de  résistance  nationale (bras armé du peuple martyrisé) dont l’un de Leaders le Général Mahamat Nouri Allatchi, ont encerclé le palais présidentiel. Le  dictateur Idriss Déby, bourreau du peuple  tremblait dans sa tanière. La population manifestait sa joie et son soutien aux libérateurs. Une nouvelle fois comme en 2006, le soldat Déby fut sauvé in extremis grâce à  l’intervention du COS (Commandement d’Opérations spéciales), unité   d’élites de   l’Armée française qui a décimé les troupes des patriotes résistants. [Source : Le quotidien catholique français, La Croix du 8 février 2008].            

Le dernier  sauvetage du tyran Déby, contre la volonté du peuple tchadien, a eu lieu le 3 février 2019. L’aviation française, partie de sa base Barkhane de N’Djaména  a pulvérisé les colonnes motorisées de l’UFR, une des composantes des Forces de résistance nationale, dirigée par Tom Erdimi, neveu du Général Président Déby.

Ces patriotes résistants partaient du nord et fonçaient vers le sud afin de mettre hors d’état de nuire le «terminator» du peuple tchadien. En faisant appel à une a Armée étrangère (française) afin de massacrer son peuple et le maintenir au pouvoir, le dictateur Idriss Déby est disqualifié pour dirigé le peuple tchadien insurgé. Cet acte criminel du tyran  jette de l’opprobre  sur ce  minable personnage, ce véritable fossoyeur sa personnalité cet imposteur  qui s’autoproclame du panafricaniste  et de anti-impérialiste. Les masques sont tombés : Le dictateur Général président Idriss Déby  est  incontestablement  une créature malfaisante de l’impérialisme français. C’est un soldat en mission commandé, une taupe   introduite dans le dispositif impérialiste de recolonisation de l’Afrique. Les multiples interventions de l’Armée française afin de le maintenir au pouvoir  démontrent à suffisance si besoin en est,  de son importance dans cette stratégie impérialiste  de recolonisation  de l’Afrique. Inversement , les authentiques panafricanistes et  anti-impérialistes  tels furent les héros Lumumba, Sankara, Kadhafi, Sékou Touré, Nkrumah, Nasser,  Boumediene, Olympio, Ngouabi, Rolling, Machel, Boganda, Neto, Cabral…ont été  combattus  militairement, économiquement  et diplomatiquement   par les puissances impérialistes. Certains furent assassinés.

Les masses populaires tchadiennes ont la preuve formelle, que l’Opération Barkhane lancée le  1er  août 2014 pour lutter contre les terroristes islamistes dans la région sahélo-saharienne d’Afrique, renfermerait dans les accords des clauses secrètes en matière de  missions de maintien de l’ordre intérieur. Ce rôle de police ou de gendarmerie nationale de l’Armée française s’était traduite par le bilan lourd susmentionné, et de noyer en permanence dans le sang toute insurrection armée du peuple insurgé contre le dictateur Idriss Déby. Diantre ! Cela est insupportable !

Sous le fallacieux prétexte de la lutte contre les  terroristes islamistes, les puissances impérialistes occidentales (la France et USA) ont multiplié les implantations  et/ou les renforcements de leurs bases militaires au Tchad, Niger, Mali et Burkina Faso. La recolonisation de l’Afrique est en marche. Paradoxalement, la recrudescence des actes terroristes sanglants dans ces pays augmente d’intensité. La déstabilisation  de la bande Sahélo-saharienne de l’Afrique  par les islamistes prend de l’ampleur, s’installe dans la durée. La multiplication  des bases militaires  impérialistes d’occupation a pour objectif  le contrôle  de cette sous région africaine  riche en ressources stratégiques (notamment pétrole, gaz, uranium  tungstène, cobalt, or…).                  

Notre Parti, ACTUS/prpe, réitère  ses hommages à tous nos Camarades patriotes combattants  résistants, tombés sur le champ de bataille et d’honneur sous les bombes de l’impérialisme français pour la libération du peuple.                                  

À vous héros, la nation libérée vous sera reconnaissante ! 

Le parapluie militaire français dont bénéficie depuis près de 30 ans le despote Général président Déby, contre la tenace volonté de libération du peuple tchadien, est un acte de guerre. C’est une  complicité  irréfutable de crimes contre l’humanité. Selon les rapports des ONG  de défense des droits de l’homme plusieurs  milliers de tchadiens  ont été tués  par le criminel du palais rose. Les deux cas  en l’occurrence le pogrom dirigés  en personne  en sa qualité de Chef d’Etat Major en septembre 1984 dans les régions du Logone et de Moyen Chari au sud. Cette génocide marque de nos jours tous les esprits d’où la dénomination de cette sombre  de « Septembre noir », l’autre génocide  du 4 août 1993 ordonné par le tyran,  est celui  de Gniguilim un village de la région du Ouaddaï à l’ouest du Tchad. La population a été exterminée. [Sources : (François-Xavier Vershave,La Françafrique : Le plus long scandale de la République, Éditions Stock, Paris, 1998). Ngarléjy Yorongar, Tchad: démocratie, crimes, tortures et mensonges d’État, Éditions L’Harmattan, Paris, 2010). (François-Xavier Vershave, Au mépris des peuples : Le néocolonialisme franco africain, entretien avec Philippe Hauser, 2004, La Fabrique). (Ngarléjy Yorongar, Tchad : le procès d’Idriss Déby- Témoignage à charge, Éditions L’Harmattan, Paris 2003). (Rapport sur les massacres dans l’Ouaddaï ,1994 journal en ligne Tchadhanana du 10 mars 2008)]

  • La criminalisation des opposants politiques  tchadiens par la justice française est un soutien de de l’impérialisme français ( la Françafrique) au dictateur Général président Déby.                                             

Les puissances impérialistes occidentales demeurent  aphones et aveugles face aux crimes commis par leurs alliés respectifs, voire elles  mettent tous en œuvre afin qu’aucune sanction ne leur soit infligée. L’odeur du pétrole et les positions et géostratégiques  de ces  deux pays, inhibent la force  de défense  des traités internationaux des droits de l’homme. Pour les puissances impérialistes occidentales en particulier l’impérialisme français,  leurs intérêts priment sur la défense des droits de l’homme et de la  vie des masses populaires tchadiennes exterminées par leur poulain Idriss Déby.                                                            

Le peuple tchadien supplicié prend acte de cette complicité de crimes contre l’humanité, cependant, il poursuivra  sa légitime lutte de libération  jusqu’à l’anéantissement  totale et irréversible de la  dictature  d’Idriss Déby dans le pays.

La  notion des droits de l’homme est à géométrie variable selon la définition des puissances impérialistes occidentales suivant  leurs intérêts et au degré de soumission des dirigeants du sud. En effet, tout leader insoumis  du sud à leurs diktats est qualifié de dictateur, d’auteur de « crimes contre l’humanité » lorsque l’armée nationale  libyenne tentait de reprendre  Benghazi, la deuxième ville du pays occupée par les islamistes armées et soutenus par l’occident. Un tsunami médiatique de démolition, de diffamations et autres insanités d’une rare bassesse humaine est enclenchée, parfois suivie d’une intervention militaire pour assassiner le récalcitrant. Ce fut le cas du Colonel Kadhafi de Libye où son assassinat par les puissances impérialistes le 20 octobre 2011 a été annoncé avec  délectation  par la presse bourgeoise. Forfaiture accomplie !  Circulez, il n’y a rien à voir claironnent les criminels.  Et pourtant, les bombardements  de l’OTAN contre ce pays africain l’a ramené au niveau des pays les  pauvres  alors que la direction du Colonel Kadhafi, il  était  le plus développé du continent   et où son peuple avait le plus haut niveau de vie  voire dépassant celui de certains pays du développé. Le partage des richesses du pays au peuple prend ici tout son sens  contrairement au Tchad où le tyran Déby et son clan  ont fait main basse  sur le revenus  du pétrole en plongeant le peuple dans la misère absolue. Ces crimes économiques économiques aux conséquences dramatiques, sont  bien des crimes contre l’humanité. Cela devrait heurter la conscience de la  justice parisienne, plutôt qu’un acharnement contre les Opposants politiques armés  qui portent les légitimes aspirations du peuple supplicié du dictateur Idriss Déby depuis près de 30 ans.                                                                 

Les bombardements intensifs  de l’OTAN  de la Libye  faisant des milliers de morts  parmi lesquels son Leader charismatique, ont depuis lors  transformé ce pays   en un  nid de terroristes islamistes qui furent par ailleurs des alliés  de ces mêmes puissances impérialistes lors de leurs campagne guerrière contre Kadhafi.

Pour les peuples africains  ces actes commis en Libye  sont incontestablement des actes de guerre et crimes contre l’humanité  dont leurs auteurs  sont les trois mousquetaires  criminels :  les Présidents Obama des Usa,  Sarkozy  de la  France et le Premier Ministre  d’Angleterre, Cameron. La justice française devrait  aussi impartialement  s’en occuper.

D’autres dirigeants insoumis du sud,  tel l’ex président légitime  de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo fut kidnappé  par l’armée française après bombardement du palais présidentiel. Il fut déporté  à La Haye où il a été jugé par la CPI  7 ans plus tard. Il a été acquitté le 15 janvier 2019 en compagnie de son codétenu et  ancien ministre de la Jeunesse le charismatique  Charles Blé Goudé. Un camouflet  magistral pour la CPI, un tribunal au service des intérêts des puissances impérialistes , foncièrement raciste à l’égard des africains.Cependant, il demeure aphone  et bienveillant  aux crimes contre l’humanité commis dans les pays du sud par les dirigeants des  pays impérialistes occidentaux depuis la traite négrière à l’indépendance en passant par la colonisation. L’ancien président libéré est  de nouveau exilé de force loin de son pays. La persécution coloniale et impériale  se poursuit  contre l’Afrique. Cela est insupportable !                                                                

L’allié et poulain  de la Françafrique, Alassane Ouattara fut  depuis ce coup d’état électoral impérialiste, intronisé à la tête du pays contre la volonté du peuple.                                                                                                                                          

Rappelons que le chef d’accusation invoqué par les puissances impérialistes  et  en particulier la France pour évincer l’ex président légitime de Côte d’Ivoire Laurent  Gbagbo,  est celui de « Crimes contre l’humanité » après la crise post électorale de 2010-2011. Les observateurs internationaux  et les ONG de défense des droits de l’homme  ont jugé le procès partial et d’essence coloniale. Juger l’ex président  et absoudre de la justice  l’actuel  Alassane Ouattara  alors que ses troupes  ont exterminé  des populations entières  dans certaines régions, discrédite la CPI.

HWR décrit les scènes d’horreur en ces termes : « Dans l’extrême ouest, village après village, les membres des Forces républicaines fidèles à Ouattara ont tué des civils appartenant aux groupes ethniques associés à  Gbagbo, y compris des vieillards incapables de fuir ; ils ont violé des femmes ; et ils ont réduit des villages en cendres. À Duékoué, des soldats des Forces républicaines et leurs milices alliées ont massacré plusieurs centaines de personnes, traînant hors de chez eux, avant de les exécuter, des hommes non armés appartenant à des groupes ethniques associés aux milices pro-Gbagbo ».

 [Sources : (Questions et réponses sur Laurent Gbagbo et la Cour pénale internationale par HWR  le 12 février 2013), (Le Monde diplomatique, Avril 2016), (Le Point du 28.02.2013)]

La manœuvre de la CPI a été  grossière, méprisante pour le continent. Elle a exacerbé la rancœur chez les peuples africains  et  a permis la prise de conscience de la réelle domination impérialiste  sur l’Afrique.  Les puissances impérialistes occidentales ont ainsi utilisé la CPI afin de légitimer leur coup d’état électoral en Côte-d’Ivoire, en faveur de leur  valet Alassane Ouattara.

Dans le cas du Tchad, nous sérions en présence d’une justice partiale et politique similaire à celle de  la CPI, où l’impérialisme français voudrait absoudre à la justice  son allié Idriss Déby.  Les crimes contre l’humanité  dûment étayés par les rapports d’ONG de défense des droits de l’homme, sur  le recrutement  massif d’enfants soldats  par l’Armée nationale tchadienne  devraient  conduire à l’interpellation puis l’incarcération  du dictateur Général président Idriss Déby à l’instar des trois opposants tchadiens soupçonnés. Cette manœuvre est trop grossière pour le peuple tchadien  victimes de 30 années de cruauté  du tyran Idriss Déby.Toute  velléité de résistance au poulain  de l’impérialisme français  au Tchad serait-il  considéré comme crimes contre l’humanité et passible de pénal ?

Au demeurant, il serait utile de rappeler que de milliers de jeunes dont les parents ont été massacrés par le tyran et sa garde présidentielle affirment : « nous avons  rejoint  spontanément  et volontairement les rangs des Forces de résistance nationale afin de venger  et sauver nos  ethnies  contre les militaires  de Déby », d’autres  affirment  par ailleurs , que les militaires de l’armée nationale ont opéré des rafles dans les villages pour enrôler de force  les jeunes et enfants valides… les parents qui cachaient leurs enfants étaient  torturés…»

  • Assassinats d’opposants politiques, journalistes, défenseurs des droits de l’homme,  villages détruits, génocides des populations insoumises…tels sont les crimes  contre l’humanité que commet  depuis 30 ans le tyran Général président Idriss Déby au Tchad

Une autre crime contre l’humanité commis par le tyran  Idriss Déby  tout   poignant est décrit comme suit : « Des villages brûlés, des récoltes calcinées, des richesses confisquées et des milliers d’innocents arrêtés et torturés  avant d’être assassinés. Voila ce que Déby a réservé au sud du Tchad en 1984. Dans ses chasses aux hommes  qu’il appelle « mangeurs de rats et kirdis », Idriss Déby avait volontairement incendiés tous les villages. Un enfant de 5 ans qui avait survécu parmi les miraculeux, était sorti d’une hutte pour éviter le feu qui consumait la case et les corps de ses parents « Papa…Papa…Pardons ne me tue pas. Je vous en supplie. Ayez pitié de moi au nom de dieu », a ainsi lancé, en dialecte Sara, cet enfant  dans son cri d’alarme.  Idriss Déby a fait la sourde oreille. Jetant de l’opprobre sur cet enfant  qui vu ses parents brûlés vifs, il l’a abattu comme un chien ».  [Cf : Passalet Samy, Tchad: Deby vers une fin fatale-les guerres de succession, Editions Publibook, Paris 2009]

Les journalistes tchadiens , défenseurs des droits de l’Homme, syndicalistes, opposants politiques, civils, militaires…, ont payé un lourd tribut. Plusieurs d’entre eux furent incarcérés , torturés ou assassinés : Dr Ibni Oumar Mahamat Saleh, Colonel Abbas Koty Yacoub, Goukouni Guet, Youssouf Togoïmi, Modilé Berlngar Le Bad,Maxime Koudingar Kladoumbaye, Madjigoto, Nidikidan Djérabé Declaud, Mbayrabé Ouaye, M. Moussaye Avenir De La Tchiré, Mahamat Ramadane, M. Djeralar Miankeol, Zara Mahamat Yacoub, M. Moussa  Tao, M. Mokhtar  Nantcho, Ismaël Idriss Ismaël, Jean-Bosco Manga , M. Digamnayal Nely  Versini , MM. Michel Barka, Younous  Mahadjir et François Djondang, Colonel Maldom Bada Abbas, Mamadou Bissau, Hassane Djamous, Maitre Joseph Behidi, Commandant Ibrahim  Zahab Libiss, Ibrahim Elias, Mamadou Bissau, Ahmat Sakhaïr,  Yacoub Annour ,Commandant Abakar Adjar, Colonel  Moïse Kété, Capitaine Laokein Bardet Frisson,M’bailao Mainbé, Idriss Haggar,  Abakar Idriss Haggar , Bakhit mahamat Haggar et Hamid abderahmane Haggar Bichara Digui Arou,  Commandant Yacoub aldaris Ibrahim, Colonel Mahamat Fadil ,   Colonel Moussa Bachar Houno, Djidy Hissein Mi,Yahya Bardi, Dr.Gueti Mahamat, M. Ousmane Gam, Abakar Gaoui, Khamis Doukhoune, Mme Dochi Koreïdo, Mme Gani Nassour Betchi, Hémat Fadoul Barcham Halata père,Tahir Mattalamma,Hamdane Ibrahim, Alladjaba Adam Annour, Mahmoud Ali Fakharaddine, Ahmat Lamine et Abderamane Dadi,Cette  liste  non exhaustive , n’est qu’une infime partie des crimes politiques du macabre palmarès du tyran Idriss Déby. [Sources : Makaila Blog over du 15.05.2015, Rapport d’Amnesty International 2014-2015,   N’Djamena Bi-Hebdo]

Le Sultan Général Président Déby, enfant terrible et chéri  de la Françafrique humilie  aussi régulièrement  les journalistes étrangers. Ce fut le cas de M. Laurent Correau, envoyé spécial  de  Radio France Internationale (RFI), le 24 juin 2015.  Ce dernier a été manu militari expulsé de N’Djaména, capitale du Tchad.   Selon Sonia Rolley, journaliste à RFI, deux agents de la police de l’air ont débarqué à l’hôtel et frappé Laurent Correau et l’avocat Reed Brody de l’ONG Human Rights Watch. [Source RFI du 24.06.2015]                                                                                                                                                           

 Les crimes contre l’humanité  commis par le Général-Président Idriss  Déby remontaient déjà  dans les années 80 alors  que le jeune Colonel était Chef d’État-major des armées sous le régime du Président Hissein Habré. Selon  la commission internationale  sur les crimes de l’ancien Président Hissène  Habré, 40.000 Tchadiens furent  assassinés par les forces de l’ordre. Ces opérations ont été dirigées personnellement par l’actuel Président  du Tchad. Ce fut le cas  dans la ville de Doba dans la région du  Logone oriental  où  le Colonel Idriss Déby perché sur son véhicule Toyota équipé d’arme lourde, mitraillait  la population. Cette opération de génocide (septembre noir) fut rapportée par les populations et reprise par le Député Ngarléjy Oronge dans son ouvrage : le procès d’Idriss Déby-Témoignage à charge Éditions L’Harmattan, Paris 2003.                                                                                                                                                                                                                  

 Le volumineux  rapport de la mission d’enquête du 12 au 23 juillet 1991 de Jean-Paul  JEAN  pour le compte de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), donne des  détails précis sur  ces crimes contre l’humanité : 40.000 morts, 54.000  arrestations arbitraires et 80.000 orphelins dont les parents  ont été sommairement exécutés entre 1980 et 1990. (Source : Dossier Noir de la politique africaine de la France N°13 éd. l’Harmattan, Paris, 1999).

Les Chambres africaines extraordinaires (CAE) ont supervisé le procès de Dakar et condamné à perpétuité l’Ex président  Hissène Habré  le 30  mai 2016 pour « crimes de guerre », « crimes contre l’humanité », « tortures » et « viols ».Il devra en sus indemniser jusqu’à 20  millions de francs CFA (plus de 30 000  euros) à chacune de ses victimes. (Source : Le Monde avec AFP  du  09 janvier 2017).                                                                                                                                                           

Pour le peuple tchadien victime  ce verdict laisse un goût amer  et d’inachevé car partial. En effet, la responsabilité dans la mort  40000 morts tchadiens ne sauraient être imputés au seul Ex-président Hissène Habré. De surcroît tous les rapports des ONG internationaux susmentionnés et ceux des organisations tchadiennes de défense des droits de l’homme, la Ligue Tchadienne des Droits de l’Homme (LTDH)  l’Association Tchadienne pour la Non Violence (ATNV), la Convention tchadienne de défense des droits humains (CTDDH), le Collectif des Organisation de la Société Civile (COSC) ont produit à profusion des preuves concordantes accablantes et irréfutables depuis près de 30 ans, relatives aux crimes contre l’humanité que continue de commettre en toute impunité l’actuel président du Tchad Idriss Déby, par ailleurs ancien Chef des armées ayant personnellement dirigé et tiré sur les populations avec pour conséquence 40000 morts.                                                                                                                                                                                       Ce procès est partial pour notre peuple martyrisé et pour la mémoire des milliers de morts, car il a absous de la justice le dictateur Général Président  Idriss Déby  auteur principal des  crimes contre l’humanité, et la France  qui l’a aidé  dans son coup d’état militaire en renversant l’ex président Hissène Habré le 1er décembre 1990 tout en continuant à lui apporter son soutien inconditionnel militaire, financier et diplomatique.                                                                                                     

L’officier  de la DGSE Paul Fontbonne, ce « corsaire  de la République  française»  joua un rôle  important  dans  la conception et l’exécution  de ce Putsch, de plus le Colonel Idriss Déby bénéficiait du soutien  de l’Armée  française (aux ordres du pouvoir politique), comme l’affirmerait un de ses officiers [« si c’est un officier, passé par l’Ecole militaire, c’est un frère ! On « encadre » donc la « Garde républicaine » et l’armée»] (Sources : (France, Tchad, Soudan, au gré des clans) / Dossier Noir numéro 3 / Agir ici et Survie / L’Harmattan, 1995), (J.L. Triaud, Au Tchad : la démocratie introuvable, in Le Monde diplomatique, 2/92)                        

Dans le même registre de cette déferlante chasse aux opposants tchadiens, citons le cas récent de notre Camarade Mahamat Assileck Halata, journaliste opposant et Directeur de publication du journal en ligne  Tchadanthropus, qui a été agressé physiquement à Paris. En effet, « le mardi 18 juin 2019 au 48, boulevard Gouvion St,  surgit, l’aide de camp de Déby, Khoudar Mahamat Acyl, frère de son épouse, bombardé Général de brigade à un âge juvénile, s’y jette en invectives. De l’agression verbale, il y alla à l’agression physique… » tels étaient les faits rapportés par la victime au journal el ligne Tchadpages du 20.06.2019.                                                                                                                                              Ce beau frère du despote tchadien à l’instar des autres membres de la famille du tyran Idriss Déby, a reproduit  ce comportement sauvage  d’agressivité, profondément  ancré dans la culture du clan présidentiel. Cette séquence de Far west importée  du palais rose de N’djaména  et mise en scène sur les bords de la seine, démontre si besoin en était, du mépris  que le Sultan Déby et sa cour à l’égard du peuple tchadien depuis près de 30 ans. Pour ces « princes de la République», les tchadiens  sont les citoyens de seconde zone, leurs sujets sur qui ils ont droit de vie ou de mort en tout temps et tout lieu. Cela est insupportable !                                                                                                                                                

Notre Parti, ACTUS/prpe condamne avec fermeté cette lâche agression du Camarade Mahamat Assileck Halata.Nous   demandons que  son auteur  soit  poursuivi en justice. Nous exprimons notre solidarité militante  à toute l’équipe de  la rédaction de Tchadanthropus, Nous vous  encourageons vivement à poursuivre votre devoir d’informer l’opinion nationale et internationale sur les affres de la dictature, de poursuivre imperturbablement votre œuvre de salubrité politique en  dénonçant sans retenue aucune les crimes contre l’humanité commis par le tyran Général Président Déby.

Le Tchad a ratifié plusieurs traités internationaux  dont la Convention relative aux droits de l’enfant, qui reconnait le droit à l’éducation. De plus, la Constitution tchadienne dispose que tout citoyen a droit à l’instruction et que l’enseignement public est gratuit et obligatoire (article 35). Elle charge aussi le gouvernement de créer les conditions et les institutions nécessaires pour assurer et garantir l’éducation des enfants (article 36). Une loi de 2006 sur l’éducation reconnaît le droit à l’instruction et à la formation pour tous, sans distinction, qu’elle soit fondée sur l’âge, la religion, le genre ou l’origine sociale, régionale ou ethnique. L’enrôlement forcé des enfants dans l’Armée nationale tchadienne (ANT), constitue une violation flagrante  de la Convention des droits  par un état, la République du Tchad sur laquelle règne depuis près de 30 ans le tyran Idriss Déby.Ces enfants soldats arrachés à leurs familles, privés de leur jeunesse et d’éducation par conséquent  ayant un avenir hypothéqué,  sont  des victimes des crimes  contre l’humanité institutionnalisés par le régime tchadien.

  • La lutte armée du peuple tchadien contre le dictateur Général président Idriss Déby demeure  l’unique alternative crédible. C’est un droit constitutionnel qu’appliquent les trois opposants politiques et les  masses populaires. 

La justice française  devrait se pencher  sérieusement sur les violations systématiques, flagrantes et en toute impunité des traités internationaux, la  convention des droits de l’enfant  par  l’état tchadien, une institution dirigée de main de fer depuis près de 30 ans par le tyran Général président Idriss Déby.                                                                                                                                      L’opposition politique tchadienne  armée n’est pas une institution  pérenne. Elle émane de la volonté de survie du peuple de se libérer d’une des dictatures les féroce et criminelle au monde, en l’occurrence  celle institutionnalisée et  incarnée par  le Général président Idriss Déby.                                                                                                                                                                                 

Eu égard aux crimes contre l’humanité  que continue de commettre le tyran Idriss Déby, le peuple martyrisé a le droit et le devoir légitime de faire usage de tous les moyens à sa disposition , y compris la lutte armée afin de se libérer. C’est de  la légitime défense. En vertu de quel principe devrait-on priver  le peuple tchadien,  victime des crimes contre l’humanité  que perpétue le tyran Idriss  Déby  de son  droit  légitime, inaliénable  de  résister  et de mettre hors d’état de nuire  le dictateur ?                                                                                                                                         

Le Peuple français en son temps avait suivi l’Appel du 18 juin 1940 du Général De Gaulle à la résistance armée contre le l’occupant Nazi et son collabo le Maréchal Pétain. La résistance française était une légitime réaction aux crimes nazis. Les FTP-MOI et FFI étaient des rebelles et résistants.                                                                                                                                  

Le Peuple tchadien insurgé a aussi le droit à l’instar du Peuple français de se rebeller, de résister contre un régime fasciste qu’incarne à merveille cette petite créature malfaisante de l’impérialisme français, la Françafrique, en l’occurrence le dictateur Général-Président Idriss Déby.                                                                                                                                                 

Pourquoi l’opinion internationale ne doit-elle pas reconnaître ce même droit à notre Peuple de résister pour sa survie contre cette dictature sanguinaire imposée à notre Peuple par l’impérialisme français depuis près de 30 ans?                                         

La liberté a une valeur inestimable. A défaut d’une acceptation par le dictateur Deby d’une conférence de paix inclusive, les Masses populaires tchadiennes ont le devoir et le droit de continuer la résistance armée jusqu’à la mise hors d’Etat de nuire ce régime criminel.                                                                                                                                                 Notre lutte pour la survie et pour une existence dignement humaine est juste. Nous avons le droit et le devoir de l’arracher par tous les moyens y compris militaires.                                                                                                                                                                 

 Malheureusement force est de constater  que les élections  présidentielles  au Tchad, ne seront jamais démocratiques et transparentes sous le régime dictatoriale du Général président Idriss Déby. La dernière présidentielle du 10 avril 2016 n’a pas échappé à la règle En effet, ce sinistre personnage d’essence criminogène, n’a jamais remporté démocratiquement une seule élection. Les hold up électoraux sont devenus son  sport favori  caractérisé par les faits  subséquents :

►bourrages des urnes, intimidations des candidats de l’opposition démocratique, assassinats des électeurs de l’opposition.                                

► disparition de centaines d’urnes, et de milliers de procès-verbaux des régions favorables à l’opposition (des vrais remplacés par des faux fabriqués dans des officines secrètes de la présidence), trafic de cartes d’électeurs en faveur des militants du parti présidentiel (MPS).                                                                                                                                                                              Le Journal Le Monde dans sa livraison  du 29.04.2016, suite aux résultats provisoires de la CENI titrait : « Au Tchad, la victoire d’Idriss Déby s’accompagne de multiples disparitions ». En effet, 23 militaires et policiers qui avaient voté pour l’opposition ont été arrêtés torturés par la haute hiérarchie militaire. Depuis lors, leurs familles sont sans nouvelles d’eux. Le hold up électoral, une spécialité, voire une maladie incurable dont souffre le Général Président Sultan Déby a repris le haut du pavé.

►distribution de quelques minables billets de FCFA aux citoyens maintenus dans la misère par le régime  et les contraindre à voter pour Ie candidat Idriss Déby, surveillance du bulletin choisi par les militaires. Le mauvais choix, en faveur de l’opposition pourrait conduire à des supplices, voire à la mort  dont plusieurs cas ont été  relevés par les observateurs nationaux et internationaux.

interdictions ou entraves  aux candidats de l’opposition  de mener campagne  dans certaines régions que le despote  considère comme son fief naturel. C’est le cas de la région du BET dans l’extrême nord où le despote  a interdit  la création par  les originaires des partis politiques autres que le sien. Ceux qui ont bravé cette « lois » non écrite  furent assassinés

►embastillement  du candidat  vainqueur de l’opposition  le Député Ngarlégy Yorongar  en 2001 avant la clôture des urnes  et la proclamation des résultats officiels. Le tyran s’était autoproclamé  vainqueur. Le véritable  président élu  fut libéré quelques semaines plus tard. Torturé, il fut évacué en France pour les soins  et porte  aujourd’hui les séquelles

►à la dernière élection présidentielle de 2016, le Général président Idriss Déby, (Docteur es sciences manipulation des urnes et hold up électoraux), a réitéré un autre coup d’état électoral. De l’avis de tous les observateurs nationaux et internationaux, le candidat de l’opposition Saleh Kebzabo serait arrivé premier, suivi  d’un autre candidat de l’opposition Laoukein Médard. Nonobstant le dispositif colossal de hold up  mis en place afin d’assurer la première place sans second tour, le malheureux candidat Idriss Déby échoua lamentablement : il arrive pitoyable loin derrière au 4ème rang. Quelle honte ! Furieux de la gifle magistrale que lui a infligé le peuple supplicié, le despote  a menacé les membres de la Commission technique de centralisation et de Compilation des résultats CTCCR), une structure purement technique    tandis que (que la Commission nationale électorale (CENI) inféodée au dictateur Idriss Déby a inversé les résultats et l’a déclaré  faussement vainqueur dès le 1er tour  avec 61,56%  contre 12,80% à l’opposant Saleh Kebzabo, or les vrais résultats urnes  ont attesté que le tyran Idriss Déby arrivé au 4ème rang a été battu à plate couture : il a été logiquement  disqualifié pour le 2ème tour.

Au demeurant rappelons que la CTCCR est une  institution purement technique dont les membres informaticiens sont véritablement  indépendants du pouvoir politique. Elle  a publié le 29 avril 2016, un rapport rationnel de 4 pages, solidement et scientifiquement  étayé : Ce fut un Tsunami électoral pour le voleur invétéré des suffrages, Idriss Déby. En effet, Les vrais résultats  du 1er tour  de l’élection présidentielle des cinq premiers candidats étaient : Saleh Kebzabo: 33,15%, Laoukein Kourayo Médard: 25,82%, Mahamat Ahmad Alhabo: 14,98%, Idriss Déby Itno: 10,10%, Joseph Djimrangar Dadnadji: 6,16%. Ces résultats démontrent si besoin en était que le dictateur Déby est massivement rejeté par le peuple tchadien. [(Sources : (France 24 du 22.04.2016, (Le Point du 22.04.2016), (Blog : Makaila.fr du 09.06.2019), Communiqué de presse du Dr Moussa Pascal Sougui Secrétaire général du Conseil National de la Résistance pour la Démocratie (CNRD-TCHAD), (TchadActuel du 27.04.2016, Communiqué de presse du PLP sur les résultats des élections présidentielles), Makailaïla.fr du 11.08.2016]  

Dans ces conditions de déni de véritable démocratie où le hold up électoral ou coup d’état électoral permanent  prime sur la volonté  et le choix du peuple pour un changement  politique pacifique par les urnes, il n’existe pas d’autres alternatives que celle de recourir à la lutte armée, qui est par ailleurs légitime et légale constitutionnellement.

En effet, le peuple a le devoir et le droit constitutionnel de se libérer de la tyrannie, d’arrêter cette machine infernale à broyer les vies humaines, qu’est le Général président Sultan Déby, afin d’instaurer la démocratie et gérer son propre destin dans ses intérêts, c’est incontestablement faire recours à son droit à la résistance armée. Aucun peuple au monde n’accepterait d’être gouverné par un président, qu’il n’aurait été démocratiquement élu. Un tel dirigeant comme l’est le tyran Déby, est illégal, illégitime, de surcroît criminel et prédateur des deniers publics.

Le droit du peuple tchadien à la résistance est par ailleurs reconnu par le préambule de la constitution de la République du Tchad du 31 mars 1976 révisée, dit : « Affirmons notre opposition totale à tout régime dont la politique se fonderait sur l’arbitraire, la dictature, l’injustice, la corruption, la concussion, le népotisme, le clanisme, le tribalisme, le confessionnalisme et la confiscation du pouvoir…». Le préambule de la Constitution de la République du Tchad de 1996, confirme ce droit à la résistance du peuple en ces termes :

[« – Proclamons solennellement notre droit et notre devoir de résister et de désobéir à tout individu ou groupe d’individus, à tout corps d’Etat qui prendrait le pouvoir par la force ou l’exercerait en violation de la présente Constitution; – Affirmons notre opposition totale à tout régime dont la politique se fonderait sur l’arbitraire, la dictature, l’injustice, la corruption, la concussion, le népotisme, le clanisme, le tribalisme, le confessionnalisme et la confiscation du pouvoir »]                                                                              

De plus, la Déclaration d’Alger du 04 juillet 1976, qui stipule en son article 6 : [«Tout peuple a le droit de s’affranchir de toute domination coloniale ou étrangère directe ou indirecte et de tout régime raciste…»] justifie voire encense la résistance armée de notre peuple dans sa lutte pour se libérer de la dictature du Général président Idriss Déby, vieille de près de 30 ans. Enfin, en remontant plus loin dans l’histoire de la Constitution du 24 juin 1793, article 35 de l’an 1 de la Révolution française, la lutte armée du peuple tchadien trouve un encouragement  et source d’inspiration dans sa lutte armée de libération contre la tyrannie. L’article 35 dit : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour  le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs» 

Les puissances impérialistes occidentales  notamment la France qui s’autoproclament défenseurs des droits de l’homme, deviennent aphones  et aveugles  aux crimes contre l’humanité que continuent de commettre  en toute impunité le Général président Idriss Déby au Tchad depuis près de 30 ans. Cette  une imposture intellectuelle et diplomatique  qui est par ailleurs une complicité de crimes contre l’humanité devrait conduire la justice à une action impartiale par l’inculpation du tyran tchadien Idriss Déby et ses complices.          

L’inculpation  des  trois opposants politiques tchadiens, qui n’exercent que leur droit et devoir légitime constitutionnels à la résistance contre la dictature est un déni  de démocratie et de liberté au peuple martyr du Tchad. 

Tant que le tyran Idriss Déby prétendu  fidèle allié de la France dans sa lutte contre le terrorisme  islamique  dans la bande sahélo-saharienne est soutenu militairement, financièrement et diplomatiquement, pour défendre les intérêts de l’impérialisme français  en Afrique,  alors le peuple tchadien victime  quotidiennement des crimes contre l’humanité du régime despotique  continuera  sa lutte armée pour son ultime et suprême intérêt : le droit à la vie.

Toute tentative de nous imposer le dictateur Idriss Déby sera  considérée comme une déclaration  de guerre et mis en échec par tous les moyens dont le peuple mettra en œuvre. La résistance, la violence légitime qui suivraient, ne seraient que l’instinct de survie face au génocide pratiqué depuis près de 30 ans par le Général président Idriss Déby.

Les auteurs ou complices du Général Déby qui s’opposent au droit du peuple tchadien à disposer de son avenir, assumeraient les lourdes conséquences de cette tragédie humaine face à l’histoire.                                                                    

Se défendre contre la tyrannie, c’est aussi le droit élémentaire de l’Homme. Faire l’apologie de la passivité dans de telles circonstances, c’est être coupable  de ce génocide et crimes contre l’humanité.                                                                                      

En désespoir de cause et d’être entendu, notre peuple assurerait sa légitime défense autorisée par ailleurs par la constitution tchadienne de  1996.                                                                                                                                                                        

 Eu égard  à la tragédie dans laquelle vit notre peuple sous le régime dictatorial d’Idriss Déby depuis 30 ans, à la lecture de tous les rapports susmentionnés fiables  des ONG, de la presse  et de certains témoins encore vivants, notre Parti, ACTUS/prpe  exige une justice impartiale  qui honorerait   la France,  pays à l’origine de la pertinente déclaration universelle des Droits de l’Homme  et du citoyen  de 1789, base à la Déclaration universelle des droits de l’homme  de 1948 adoptée par l’Organisation des Nations Unies (ONU).                                                                                                                               

Une justice impartiale devrait avec courage désigner  le véritable auteur  (Idriss Déby) et son complice (La France par son soutien)  pour  crimes contre l’humanité  au Tchad et dont les preuves sont incontestables.                                                     

Inculper trois opposants politiques tchadiens c’est  stigmatiser  uniquement  la conséquence (la résistance armée) qui  n’est autre que la réaction légitime d’un peuple  supplicié contre la tyrannie et pour sa survie.

  • Les opposants politiques tchadiens ne doivent pas être criminalisés. Ce sont des patriotes  militants qui portent la  légitime volonté des masses populaires : celle de se débarrasser du dictateur Idriss Déby ou la prise de la bastille tchadienne par le peuple insurgé.

Rendre justice au peuple tchadien  victime de la tyrannie, et honorer la mémoire des milliers de morts du Général président  Idriss Déby, la  justice  française devrait  aussi  satisfaire  certaines  revendications  importantes énumérées ci-dessous  par notre parti.

L’Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme / Parti Révolutionnaire Populaire et Ecologique (ACTUS/prpe) : 

1 ►condamne avec fermeté ces arrestations et demande la  disculpation, la libération inconditionnelle et immédiate des trois opposants politiques  tchadiens : Général Mahamat Nouri Allatchi, Dr Abakar Tollimi et Abderamane Abdelkerim.                                   

 2 ►exprime  notre soutien  indéfectible et  notre solidarité aux Camarades patriotes, résistants et opposants  Général Mahamat Nouri Allatchi, Dr Abakar Tollimi et Abderamane Abdelkerim.                                                                                                                                       

3 ►exprime  notre soutien  indéfectible et  notre solidarité  à la légitime lutte armée du peuple tchadien  contre la tyrannie du Général Président Idriss Déby, vieille de près de 30 ans.

4 ►demande  la création  d’un tribunal pénal spécial international pour juger le Général Idriss Déby pour crimes contre l’humanité, génocide, crimes économiques (prédations et  bradages des ressources et  deniers publics), violation des droits de l’homme et de la convention relative aux droits de l’enfant.                                                                                                                                  Il est insupportable de constater  le cynisme, la complicité de crimes, l’imposture intellectuelle et diplomatique avec laquelle   les puissances impérialistes occidentales autoproclamées « défenseurs des droits de l’homme »  demeurent aphones et aveugles  sur les crimes contre l’humanité que commettent  en toute impunité  leurs petites créatures  criminogènes  et dictatoriales qu’elles intronisent  en les  imposant aux peuples.                                                                                             La démocratie fait l’apologie de la dictature, telle est la vérité sur les actes des puissances  impérialiste occidentales  dans les pays du sud, en particulier ceux d’Afrique.

5 ►exige la démobilisation, la formation et l’insertion immédiate dans la vie civile des enfants soldats  recrutés de force dans l’Armée nationale tchadienne (ANT) et ceux  se trouvant dans les zones de combats favorables aux forces de résistance nationale de l’opposition.                                                                                                                                            6 ►exige l’arrêt immédiat et total du soutien inconditionnel  militaire, économique et diplomatique de la France au dictateur Général président Idriss Déby.                                                                                                                                                       7 ►exige la  fermeture immédiate et inconditionnelle de toutes les bases militaires françaises et  le retrait de leurs  troupes du territoire  national tchadien. Ces derniers servent  de parapluie et d’assurance tous risques, renforcent la tyrannie  et confirme le sacre  du dictateur Général président Idriss Déby depuis près de 30 ans.

8 ►exige l’indemnisation de toutes les victimes  ou leurs ayants droits, confiscation et restitution de tous les biens publics, rapatriement des  milliards volés au trésor public , placés dans les banques  à travers le monde par le prédateur Idriss Déby, sa famille et autres complices .                                                                                                                                                               9 ►demande à la France et  aux organisations internationales  (ONU, Union Africaine, Union européenne) de cesser d’être aphones et aveugles sur les crimes contre l’humanité que commet en toute impunité le  Général président Déby,  contre le peuple. En effet, quel serait le quota  de morts supplémentaires à partir duquel ces institutions  qui s’autoproclament  défenseurs des droits de l’Homme épouseraient-elles  la cause du peuple tchadien  en lâchant leur poulain criminel ? Aucun intérêt quel qu’il soit ne saurait justifier une telle complicité de crimes contre l’humanité.

10 ►lance un appel solennel  à l’opposition plurielle à l’unité  sur la base de la plate forme minimale :   la mise hors d’état de nuire le dictateur Général président Idriss Déby, l’incarnation du mal tchadien depuis près de 30 ans.                                                         

           De la réalisation impérative de ce projet, s’ouvrira une étape nouvelle de la vie politique nationale : La  paix, la démocratie au service du peuple, le développement du pays et  le bien-être  pour des masses populaires, et enfin la défense des intérêts vitaux de la nation.                                                                                                                                                                                …………………………………………………………………………………

Le 19 Juillet 2019                                                                                                                      

Le Secrétaire Général d’ACTUS/prpe                                                                                       

Dr  LEY-NGARDIGAL  Djimadoum

Mobiliser pour Construire

      ACTION TCHADIENNE POUR  L’UNITÉ  ET  LE  SOCIALISME / PARTI  RÉVOLUTIONNAIRE  POPULAIRE  ET  ÉCOLOGIQUE          
Chadian  Action for Unity and Socialism / Popular and Ecological

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